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Deux femmes en finance et assurances racontent leur parcours

L’une est planificatrice financière et fiscaliste, l’autre est dans les hautes sphères des assurances.

Planificatrice et éducatrice

Josée Jeffrey, planificatrice financière et fiscaliste,
Focus Retraite & Fiscalité

Josée Jeffrey a occupé plusieurs emplois d’adjointe administrative avant de devenir planificatrice financière il y a 10 ans. «En travaillant au Fonds de solidarité FTQ, j’ai réalisé à quel point les nouveaux retraités avaient besoin de conseils. Après avoir économisé toute leur vie, ils ne savaient pas comment décaisser leur REER pour avoir assez d’argent pour leurs vieux jours. C’est ce qui m’a poussée à aller chercher mon titre de planificatrice financière.» Elle pilote aujourd’hui sa propre firme, Focus Retraite & Fiscalité.

Au quotidien, Josée Jeffrey fait des impôts pour les particuliers et de la finance personnelle. Sa clientèle se compose, entre autres, de retraités, de familles à faibles ou à moyens revenus et de mères monoparentales. «J’aime améliorer la situation financière des gens et les rendre plus autonomes, confie-t-elle. Il y a plusieurs années, je me suis retrouvée chef de famille monoparentale avec trois enfants. À l’époque, j’aurais aimé être plus outillée financièrement pour m’en sortir. Mon expérience teinte la façon dont j’exerce mon métier. Je mets l’accent sur le service-conseil et l’éducation. Les gens savent combien ils gagnent, mais ignorent combien ils dépensent. Je les aide à faire un budget et à aller chercher ce qui leur revient de plein droit. Quand mes clients quittent mon bureau, je veux qu’ils aient appris des choses.»

Travailler à son compte permet à Josée Jeffrey d’orienter son travail en fonction de ses préférences et de ses valeurs. «J’ai fait le choix de ne pas vendre de produits d’assurance ou de placement pour demeurer objective dans mes recommandations. J’anime aussi des ateliers en finances personnelles, fiscalité et retraite pour les gens qui ne peuvent s’offrir les services d’un planificateur financier.»

Son projet? Faire moins d’impôts et animer plus d’ateliers. «J’ai longtemps géré la croissance, mais, aujourd’hui, je veux ralentir la cadence.» Car ce n’est pas tout d’équilibrer des budgets… Il faut aussi équilibrer sa vie.

Femme d’influence

Sylvie Paquette, présidente et chef de l’exploitation,
Desjardins Groupe d’assurances générales,
et première vice-présidente et directrice générale,
Assurance de dommages, Mouvement Desjardins

Sylvie Paquette a une feuille de route impressionnante. Engagée d’abord comme actuaire senior au sein de Desjardins Groupe d’assurances générales (DGAG), en 1988, elle est tour à tour devenue directrice de l’actuariat, vice-présidente, puis première vice-présidente aux assurances, chef de l’intégration et première vice-présidente exécutive au développement corporatif…

Présidente et chef de l’exploitation pour DGAG depuis 2008, elle a vu un nouveau titre s’ajouter à son curriculum en 2009, à la suite de l’achat de Western Financial Group, soit celui de première vice-présidente et directrice générale, Assurance de dommages, au sein du Mouvement Desjardins.

Son premier coup de pouce lui est venu d’un patron visionnaire et ouvert, mais elle a dû tailler sa place pour se rendre au sommet. «Lorsque j’ai commencé chez Desjardins, au début des années 1980, le président John Harbour ne faisait aucune discrimination entre les hommes, les femmes, les jeunes ou les vieux, rapporte Sylvie Paquette. Il cherchait des talents pour réaliser son rêve. J’ai eu de la chance, car je peux confirmer qu’il y avait des milieux misogynes à l’époque. J’avais travaillé à Toronto trois ans auparavant. Sur des comités, j’ai vu des hommes incapables de me regarder dans les yeux lorsqu’ils me parlaient. Quand je prenais la parole, il n’y avait aucune réaction. Puis, à l’instant où un confrère québécois reprenait l’une de mes idées, les hommes commençaient à s’animer pour en parler. J’avais tout contre moi : j’étais une femme jeune et francophone…»

Mais, aujourd’hui, tous les yeux sont rivés sur elle. «Mon travail me permet d’apporter des changements dans l’entreprise et l’industrie, d’influencer les employés, les gestionnaires de même que mes pairs au sein du Mouvement.»

Son prochain défi? «D’ici deux ou trois ans, j’aimerais que Desjardins Groupe d’assurances générales soit un joueur majeur en assurance de dommages au Canada.» Rien de moins… Parions qu’elle saura arriver à ses fins!

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Dans ce dossier

• Assurances et services financiers au féminin

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