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Deux artistes sur trois ne peuvent vivre de leur art

Artiste peintre

Photo : bikeriderlondon/Shutterstock

La précarité semble être la norme dans le milieu artistique québécois, montre une étude réalisée par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) auprès de 400 créateurs et artisans de l’audiovisuel.

Pas moins de deux travailleurs sur trois n’arrivent pas à vivre de leurs contrats, et doivent compléter leurs activités artistiques avec d’autres occupations comme l’enseignement, par exemple. D’ailleurs, plus du quart des répondants disent occuper un emploi qui n’est pas lié à leur pratique artistique.

La précarité se traduit également par une insécurité financière. En plus de présenter un revenu annuel médian plus bas que celui de la population globale, il n’est pas rare que les artistes et artisans travaillent sur des projets qui ne voient jamais le jour, souligne l’IRIS. En effet, ils doivent composer avec une moyenne de 2,9 projets non concrétisés tous les deux ans, ce qui se traduit par une part considérable de travail non rémunéré.

Pour chaque projet avorté, les artistes paient de leur poche une somme moyenne de 2 048,30 $, selon l’IRIS. Parmi les projets qui se concrétisent, plus d’un sur cinq nécessite un investissement personnel, dont la somme moyenne est de 3 562 $.

Alors que s’annoncent de nouvelles coupures et compressions dans le domaine des arts et de la culture, l’IRIS conclut que la situation de précarité des artistes et artisans risque de se détériorer davantage.

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