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5 à 8 % des cancers seraient liés au travail

Les cancers professionnels sont probablement plus nombreux qu’on le croit, selon une nouvelle étude de l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail.

Moins de 100 travailleurs ont été indemnisés pour un cancer professionnel entre 2005 et 2007, selon les données de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) présentées dans l’étude de l’Institut.

Or, les chiffres réels pourraient être beaucoup plus élevés, puisque plusieurs cancers professionnels ne sont probablement pas diagnostiqués comme tels. Des études britanniques et finlandaises analysées par l’Institut démontreraient que 5 à 8 % de tous les nouveaux cancers diagnostiqués sont causés par le travail. Au Québec, cela représenterait de 1800 à 3000 malades entre 2002 et 2006.

«Ces cancers sont évitables, d’où l’importance particulière d’une intervention préventive puisqu’ils représentent une proportion non négligeable des cancers», écrivent les auteurs.Les secteurs comportant le plus de risques pour les travailleurs sont ceux de la fabrication, des mines et de la construction.

Les cancers professionnels d’aujourd’hui sont dus à une exposition à un cancérogène datant d’il y a 10 à 50 ans, expliquent-ils. Or, malgré le resserrement des lois à ce sujet, des travailleurs sont toujours exposés à des niveaux hors normes en 2013.

La direction de la santé publique de Montréal a fait 60 signalements entre 2006 et 2008 concernant des substances cancérogènes en milieu de travail. Dans certains cas, les niveaux d’exposition dépassaient 5 fois la norme.

«Les travailleurs québécois continuent d’être exposés à des cancérogènes et il faut agir maintenant pour influencer l’état de santé qu’ils auront au cours des prochaines décennies», ajoutent les chercheurs.

En se basant sur un modèle européen, l’Institut avance que 356 300 à 871 000 travailleurs québécois pourraient être exposés à au moins un cancérogène en milieu de travail.

Le cancer est la première cause de décès au Québec. Plus de 20 200 personnes en meurent chaque année dans la province, tandis que 48 700 nouveaux diagnostics sont posés.

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