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Des jeunes inquiets des conditions de travail

Les conditions de travail se dégradent pour les jeunes travailleurs, estiment des groupes jeunesse. Ils demandent au gouvernement du Québec de serrer la vis aux employeurs.

Dans une même organisation, l’échelle salariale varie parfois en fonction de la date d’embauche. Les employés recrutés avant une certaine date ont droit à l’ancienne échelle salariale, plus généreuse, et les autres ont accès à une échelle révisée.

Il s’agit d’une clause «orphelin», c’est-à-dire une clause au contrat de travail qui crée une disparité dans le traitement de la main-d’œuvre. Ce type de clauses peut concerner le salaire, les assurances ou le régime de retraite.

Bien que ces clauses soient interdites depuis 2000, elles demeurent présentes dans les organisations, ont constaté le Comité des jeunes de la FTQ, le Comité national des jeunes de la CSN, la Fédération étudiante collégiale du Québec, la Fédération étudiante universitaire du Québec et Force Jeunesse.

Au total, près de 18 % des salariés couverts par des conventions collectives entre 2007 et 2012 étaient touchés par une clause «orphelin», selon des données du ministère du Travail. Les disparités de traitement seraient plus fréquentes encore dans les entreprises non syndiquées, selon les groupes jeunesse.

Ce type de clauses pénalise particulièrement les jeunes, arguent-ils. «Cette pratique a pour effet de diminuer les conditions de travail des derniers arrivés sur le marché du travail. C’est odieux dans le cas des avantages sociaux, car cela vient affaiblir la capacité des prochaines générations de préparer une retraite décente. Ces clauses constituent une injustice intergénérationnelle», ont déploré les porte-paroles des cinq groupes jeunesse.

Ils ont déposé un mémoire sur le sujet dans le cadre de la consultation publique menée par le gouvernement du Québec en vue du renouvellement de sa politique jeunesse. «Les jeunes d’aujourd’hui ne veulent pas et ne doivent pas devenir les pauvres de demain», ont affirmé les porte-paroles.

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