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Des emplois pour pionniers

En 2007, les Québécois ont dépensé 3,3 milliards de dollars en achats via Internet. Résultat : la demande d’employés qualifiés pour réaliser des sites de vente en ligne est en hausse.

«Le commerce électronique se développe si rapidement qu’il n’y a pas assez de travailleurs formés pour répondre à la demande. Nous croyons d’ailleurs que le recrutement sera un grand défi pour les employeurs du secteur au cours des dix prochaines années», explique Yves Lapierre, vice-président de VDL2, une compagnie de marketing Internet et de création de sites de vente sur le Web.

D’ailleurs, les entreprises québécoises sollicitent de plus en plus les compagnies spécialisées en création de sites d’achat en ligne. «Depuis 2005, les demandes ont augmenté de 20 à 30 % par année. Les commerçants ont compris que les gens se sentent plus à l’aise avec les transactions en ligne», dit Adrien Laurent, président de Modulis, une entreprise spécialisée en création de sites destinés au commerce électronique.

Une diversité d’emplois

La création d’un site de transactions sur le Web requiert la participation d’une équipe formée de différents travailleurs. Au début du processus, des gens élaborent les stratégies de commercialisation, dont le directeur de production qui chapeaute le projet. Le scénariste établit ensuite le scénario de navigation alors que l’ergonome Web dessine l’interface du site pour qu’elle soit facile à utiliser. Puis, le programmeur-analyste et l’informaticien construisent des applications interactives. L’administrateur système, de son côté, s’assure que le site fonctionne bien et qu’il est opérationnel tous les jours. C’est ensuite l’architecte informatique qui programme l’interface de la page Web. En bout de piste, le spécialiste en cybermétrie analyse la fréquentation du site.

Yves Lapierre engage parfois des travailleurs autonomes lorsqu’ils ont des qualités qu’il ne trouve pas au sein de son équipe, comme un spécialiste en vidéo. Pour ceux qui aimeraient faire carrière dans ce milieu, les emplois se retrouvent principalement dans les grands centres urbains comme Montréal et Québec. «Mais il existe aussi des marchés dynamiques à Trois-Rivières, Sherbrooke et Gatineau», conclut M. Lapierre.

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