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Défaire le vide

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Dans Contre le vide morale, restaurons la social-démocratie, Tony Judt défend l’idée que le capitalisme ne saurait prôner la croissance à l’infini sans représailles. Les désastres écologiques, conséquence directe de notre surconsommation, entraîne quotidiennement son lot de catastrophes au nom du Dieu croissance.

L’auteur prend l’absence de consensus autour d’une certaine idée égalitaire comme étant emblématique du vide moral.

Ce dernier ouvrage du regretté Tony Judt se lit tel un testament politique. Il trace la ligne entre démocratie et libre-marché. Ce dernier, sans l’égalité des chances, ne saurait être pleinement démocratique contrairement à ce que nous martèlent maints chroniqueurs financiers. Judt raffine son tir par cette tirade comparative : «D’où vient notre certitude qu’un peu de planification, la fiscalité progressive ou la propriété collective des biens publics soient des restrictions intolérables à la liberté, alors que les caméras de vidéosurveillance, le renflouement par l’État des banques de placement «trop grosses pour faire faillite», les écoutes téléphoniques et les guerres étrangères coûteuses seraient des fardeaux acceptables pour un peuple libre? »

Mais qu’en est-il de la social-démocratie elle-même? Peut-elle se renouveler à même les instances démocratiques actuelles? Judt nous met en garde. «Nous avons besoin de gens qui se fassent une vertu de s’opposer à l’opinion dominante. Une démocratie du consensus permanent ne restera pas longtemps une démocratie.» Amen, serions-nous tentés d’ajouter. Plus près de nous, l’auteur Pierre Vallières nommait le phénomène «la démagogie du consensus.»

Contre le vide moral, restaurons la social-démocratie

Contre le vide morale, restaurons la social-démocratie
par Tony Judt
Éditeur : Héloise d’ormes

ISBN : 9782350871769

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