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Profession : ingénieur minier

Photo : ArcelorMittal Mines Canada

Nicolas Zegarra est ingénieur minier pour la compagnie Xstrata Zinc.

Il travaille à la mine de zinc Persévérance, située à Matagami, dans le Nord-du-Québec. Nicolas offre du soutien technique aux opérations d’ingénierie de divers services comme ceux qui s’occupent des activités de forage, de dynamitage et de planification des travaux miniers.

L’ingénieur aide notamment à la conception de plans et modèles 3D des galeries et des tunnels à construire. «Je travaille particulièrement à la mécanique des roches, explique Nicolas. Au moment de construire une structure souterraine, il faut s’assurer de sa stabilité. Pour ce faire, on tient compte de divers facteurs, comme la composition du sol, pour décider quels seront l’emplacement, la géométrie et l’orientation d’une galerie.»

Ses responsabilités l’amènent aussi sur le terrain, où il doit vérifier les installations. «Je m’assure que les travaux sont effectués selon les plans. Par exemple, si je m’aperçois qu’un support dans une galerie est trop faible par rapport à la qualité de la roche, je recommande des mesures pour rendre l’endroit sécuritaire, comme en ajoutant du béton.» Après ses visites, Nicolas rédige ses recommandations.

Ma motivation

«La compagnie possède des mines à travers le monde. J’ai parcouru plusieurs pays d’Amérique, je suis allé en Asie, en Europe et en Australie, se réjouit Nicolas. C’est enrichissant. Chaque pays a sa tradition minière et des technologies distinctes. On apprend beaucoup et par la suite c’est gratifiant de partager notre savoir-faire entre collègues.»

Nicolas apprécie ses responsabilités professionnelles. «Lorsqu’on fait le design d’une mine en 3D, il faut tenir compte des travailleurs. Outre la rentabilité de la mine, il faut penser à son aspect sécuritaire. Je suis toujours fier de retourner visiter une mine pour laquelle j’ai travaillé et de constater qu’après cinq ans, par exemple, les structures sont bien solides.»

Mon conseil

«Travailler comme ingénieur minier exige une excellente capacité d’adaptation, prévient Nicolas. Notre travail n’est pas le même selon le genre de mine [à ciel ouvert ou souterraine], sa taille, son emplacement et le type de minerai qu’on y trouve.» Il faut aussi être ouvert aux nouveaux apprentissages. «À mes débuts, j’étais surtout responsable de la plani fi cation, mais avec mon nouvel emploi, j’ai dû me spécialiser dans la mécanique des roches. Les technologies évoluent rapidement, il faut se tenir à jour.»

Mon parcours

Nicolas a obtenu un baccalauréat en génie minier de l’Université catholique du Pérou, à Lima, en 2005, et un diplôme d’études supérieures de deuxième cycle en ingénierie minière à l’École des mines de Paris, en 2007. Après avoir travaillé comme ingénieur de planification dans une mine au Pérou, puis comme attaché de recherche à l’École des mines de Paris, il a décroché son emploi actuel, en 2008. 04/11

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Cet article est tiré du guide
50 carrières de l’industrie minière, publié en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines.

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