Jean-François agit comme ingénieur en génie mécanique pour le service responsable de la manutention du minerai de fer sur les bateaux. Il effectue l’évaluation, la mise en place et l’entretien des appareils mécaniques, comme le déverseur à deux wagons, une machine hydraulique qui culbute les wagons pour en déverser le minerai sur les convoyeurs.
Il conçoit aussi de nouveaux systèmes de manutention et de transport, suivant les demandes de la compagnie. «De concert avec les responsables du service des opérations et de la maintenance, je peux travailler à l’amélioration d’une machine pour optimiser la manutention du minerai. Je conçois un nouveau mécanisme en tenant compte de leurs besoins et j’évalue les coûts du projet.» Si son budget est approuvé par la direction, l’ingénieur va de l’avant en dirigeant les travaux de fabrication.
Ma motivation
Jean-François aime la diversité de son boulot. En plus de travailler à la conception de mécanismes et de systèmes de manutention, il peut apporter une aide technique pour régler un problème d’usure des pièces dans les machines en collaboration avec le service d’entretien.
Il apprécie aussi les nombreux défis qu’il a à relever au quotidien. «Parfois, je dois ressortir mes manuels de cours de génie mécanique pour réaliser mes projets. J’ai dû le faire, par exemple, pour reproduire le schéma d’un système servant à augmenter le débit dans des conduites de gaz d’une machine.»
Mon conseil
«Pour bien réussir dans la profession, il est essentiel d’avoir de bonnes aptitudes à résoudre les problèmes», prévient Jean-François. Un bon sens de la créativité est aussi nécessaire à l’ingénieur pour trouver les meilleures façons de faire. «Il ne faut pas oublier que notre rôle principal est de rendre service, ajoute-t-il. D’où l’importance d’être à l’écoute de ses collègues, comme les opérateurs et les mécaniciens de machines.»
Mon parcours
Jean-François a obtenu un baccalauréat en génie mécanique à l’École Polytechnique en décembre 2002. Dès 2003, il a été engagé comme ingénieur en génie mécanique à Sept-Îles pour la compagnie minière IOC. Il a profité d’un programme pour les jeunes diplômés qui lui a permis de travailler pendant deux ans dans tous les secteurs d’activité de l’entreprise. 06/07 (Mise à jour 04/11)
NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.
Cet article est tiré du guide
50 carrières de l’industrie minière, publié en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines.



