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Métier : technicienne en procédés

Photo : Compagnie minière IOC

Geneviève Gosselin travaille pour la fonderie Horne de Xstrata Cuivre à Rouyn-Noranda, plus précisément à l’usine d’acide sulfurique de l’entreprise.

Cette dernière utilise des concentrés de métaux recyclés pour produire de l’acide. «Lorsqu’on fait fondre ces concentrés, cela produit un gaz chimique qui est capté et envoyé par des tuyaux de la fonderie jusqu’à l’usine, explique Geneviève. Ce gaz subit plusieurs traitements afin d’être débarrassé des contaminants dont il est chargé tels que la poussière et la vapeur. Au bout de ce processus, on obtient de l’acide sulfurique.» Cet acide est vendu à d’autres industries, comme les fabricants d’engrais chimiques.

Le gaz doit transiter par divers équipements tels qu’un épurateur et un précipitateur. La technicienne s’assure que tout le processus se déroule bien. «Je fais le suivi avec les opérateurs de ces équipements, je vérifie que tout fonctionne adéquatement et qu’ils suivent les procédés d’opération. En cas de problème, les opérateurs me consultent. J’analyse les causes des difficultés et je cherche des solutions.»

Ma motivation

Geneviève a toujours aimé aller au fond des choses pour comprendre le fonctionnement des phénomènes naturels, d’où son vif intérêt pour les sciences. «Par exemple, quand j’étais jeune, je voulais savoir comment les nuages se formaient», souligne-t-elle. Aujourd’hui, dans son métier, elle est heureuse d’explorer différents phénomènes chimiques.

Quand vient le temps de résoudre des problèmes, elle apprécie tout particulièrement le fait de pouvoir mettre au défi son esprit d’analyse, et se sent un peu comme un détective à la recherche d’indices.

Mon conseil

En plus de la capacité à prendre des décisions, le métier requiert un bon esprit d’équipe, car Geneviève est amenée à travailler avec des ingénieurs et d’autres techniciens. «Quand il y a des difficultés sur le plan de l’épuration du gaz, il faut que je sache ce qui se passe à la fonderie. Par exemple, quels sont les métaux recyclés qu’on y traite ou quels sont les changements survenus. Une bonne aptitude à communiquer est importante pour faire passer adéquatement l’information.»

Mon parcours

Geneviève a obtenu un diplôme d’études collégiales en techniques de génie chimique au Cégep de Jonquière en 1996. Elle a ensuite travaillé pour un laboratoire de chimie situé à Longueuil durant trois mois, avant d’être recrutée par son employeur actuel. 06/07 (Mise à jour 04/11)

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

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