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Métier : technicien en métallurgie

Métier : technicien en métallurgie

Photo : Association minière du Québec

Pour récolter un maximum d’or présent dans un minerai, on a
besoin de spécialistes comme Gilles Tremblay.

Ce dernier est technicien en métallurgie à la mine Casa Berardi du producteur d’or Mines Aurizon située au nord de La Sarre, en Abitibi-Témiscamingue.

«Entre l’extraction de l’or et sa transformation en lingots, une série de procédés permettent de séparer le précieux métal des autres substances contenues dans le minerai, explique-t-il. On procède au concassage et au broyage du minerai, qui subit ensuite une lixiviation au carbone dans des réservoirs contenant des réactifs et du charbon. Si la première étape est mal exécutée, elle compromet la seconde, et le taux de récupération de l’or sera moindre.» Gilles s’assure de la bonne mise en oeuvre des procédés. Il vérifie, par exemple, la température des solutions de réactifs des réservoirs en plus de voir au bon fonctionnement des équipements tels que les broyeurs. «Selon sa provenance [quartz, argile, etc.], l’or se recueille plus ou moins facilement. Je détermine donc la quantité de réactifs à mettre dans les réservoirs suivant chaque situation.»

Ma motivation

«Mon père était mineur. Je suis né dans une région minière. J’aime le travail manuel et je ne me voyais pas travailler dans un bureau.» Aujourd’hui, Gilles est heureux de passer son temps dans une entreprise minière, en contact direct avec le minerai.

Gilles apprécie le fait de voir concrètement le fruit de son travail. «Par exemple, si j’ajoute la bonne quantité de réactifs dans mes réservoirs, je vais obtenir un bon taux de récupération d’or. Mes actions ont des répercussions directes sur la qualité du produit final et sur la rentabilité de l’entreprise. Quand on atteint de bons résultats, c’est très valorisant.»

Mon conseil

De l’avis de Gilles, le métier n’est pas de tout repos. «Une journée de travail compte 10 heures. De plus, les techniciens en métallurgie peuvent travailler la nuit ou la fin de semaine.» La persévérance est de rigueur. «Il ne faut pas se laisser décourager par les imprévus comme les bris d’équipement ou les essais qui ne fonctionnent pas du premier coup. Il n’existe pas de recette miracle pour extirper 100 % de l’or contenu dans un minerai. Il faut être tenace pour atteindre ses objectifs.»

Mon parcours

Gilles est titulaire d’un diplôme d’études collégiales en technologie minérale du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Après ses études, il a occupé diverses fonctions dans quatre compagnies minières, dont celles de technicien en métallurgie, technicien en contrôle de procédés, technicien en traitement du minerai et technicien raffineur. Il occupe son emploi actuel depuis juin 2006. 05/07 (Mise à jour 04/11)

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Cet article est tiré du guide
50 carrières de l’industrie minière, publié en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines.