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Métier : opérateur d’équipement de traitement de minerai

Photo : Kiewit

Le complexe minier Kiena de la compagnie Mines d’Or Wesdome, situé près de Val-d’Or, en Abitibi-Témiscamingue, se spécialise dans l’exploitation de l’or. Martin Audet y est opérateur d’équipement de traitement de minerai.

Son rôle consiste à s’assurer de la bonne marche du processus de traitement du minerai. Une fois extrait de la mine, le minerai est remonté à la surface, sous forme de grosses roches, et tombe dans un immense réservoir. C’est à partir de là, dans l’usine de traitement qui surplombe la mine, que Martin surveille le circuit automatisé des transformations de la roche. Il contrôle d’abord un broyeur où la roche est transformée en poussière. Cette dernière est ensuite mélangée à une grande quantité d’eau pour devenir ce qu’on appelle de la pulpe. «Ni trop claire ni trop épaisse, la pulpe doit avoir la consistance d’une pâte à crêpes», explique Martin, qui dose le mélange.

Dans un autre réservoir, l’opérateur ajoute des réactifs (du cyanure, par exemple) pour dissoudre les métaux contenus dans cette pulpe. L’or dissous et devenu liquide est ensuite mélangé à du charbon pour maximiser sa récupération. À la fin du processus, Martin manoeuvre la machine qui récupère l’or par un procédé électrolytique.

Ma motivation

Le défi de Martin consiste à s’assurer que toutes les étapes du traitement du minerai s’effectuent selon les règles de l’art. Si, par exemple, la densité de la pulpe n’est pas bonne, une certaine quantité d’or sera jetée, faute d’avoir été bien triée. Le suivi doit être minutieux.

L’opérateur apprécie le fait d’exercer un métier bien rémunéré dans lequel le travail ne manque pas. «Ce qui est motivant aussi, c’est de penser que les profits enregistrés par la mine dépendent en partie de la qualité de mon travail. Mon savoir-faire joue sur le nombre de lingots obtenus chaque mois.»

Mon conseil

La précision et une bonne capacité de concentration sont nécessaires pour effectuer les différentes opérations de traitement du minerai dans l’ordre et selon les règles. La débrouillardise est aussi essentielle. «La nuit, les mécaniciens ne travaillent pas : l’usine doit tourner, quoi qu’il arrive! Si un pépin mécanique survient, il faut tenter de le régler.» L’intérêt pour la résolution de problèmes et la manipulation d’outils et de machinerie est donc aussi recherché.

Mon parcours

Martin a obtenu son diplôme d’études professionnelles en conduite de machines de traitement du minerai au Centre de formation professionnelle Val-d’Or. Après ses études, il a été journalier à la mine Géant Dormant, avant d’être engagé notamment comme opérateur et chef d’équipe dans trois mines différentes. Il occupe son poste actuel depuis 2006. 06/07 (Mise à jour 03/11)

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Cet article est tiré du guide
50 carrières de l’industrie minière, publié en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines.

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