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Métier : foreur au diamant

Michel Brunet est foreur au diamant pour Forage Asinii, situé à Val-d’Or, en Abitibi-Témiscamingue. Cette entreprise effectue des travaux de forage pour des sociétés minières qui ont des projets d’exploration, comme Mines Aurizon.

«Je fore des échantillons de roc qui serviront à établir s’il y aura une mine ou pas», résume Michel.

Son outil de travail est une foreuse au diamant, une machine-outil longue de sept mètres et d’une largeur de trois mètres. À son extrémité se trouve une couronne en diamant qui tourne à une vitesse de 800 à 1 000 tours à la minute pour percer la roche. Michel déménage sa foreuse à l’aide d’un tracteur à chenilles sur différents sites miniers, aux endroits déterminés par les géologues. «Je la nivèle avec du bois pour avoir l’angle désiré.» Il doit aussi trouver une source d’eau à moins d’un kilomètre ou utiliser une citerne pour alimenter sa machine. Il peut mettre jusqu’à deux jours pour creuser un trou de carottage de 100 mètres. Il en sort des carottes longues de trois mètres chacune. Michel les dépose dans des boîtes acheminées aux géologues des diverses sociétés qui en évalueront la teneur en minerai.

Ma motivation

«J’aime le moment où je découvre une zone qui contient du minerai», confie Michel. Pour lui, c’est comme trouver un trésor! Le foreur apprécie aussi le calme des forêts de l’Abitibi, qui constituent son environnement de travail. «Ici, rien ne vient me déranger, contrairement aux gros chantiers miniers en exploitation, où s’affairent parfois 500 personnes.» De plus, Michel organise son travail comme il l’entend. «Nous ne sommes que deux sur le terrain, nous nous entendons bien et nous maîtrisons totalement la situation.» Le côté aventureux du travail a tout pour lui plaire. «Avant d’atteindre un lieu de forage, il faut parfois traverser des marécages ou une montagne», dit-il. Et sur place, un sol plus difficile à forer, avec un roc très fracturé ou une couche de glaise peuvent constituer de beaux défis à surmonter.

Mon conseil

«Pas de doute : il faut aimer travailler au grand air pour réussir dans le métier», affirme Michel. Mais le foreur au diamant doit aussi composer avec le froid et les intempéries. Dans les secteurs isolés où il travaille, il n’y a pas toujours de route et Michel doit parfois se déplacer en motoneige ou en quatre-roues. Selon lui, un bon foreur est aussi débrouillard, car il lui faut ajuster sa plateforme de forage suivant la nature du roc et du terrain.

Mon parcours

Michel a appris son métier sur le terrain au milieu des années 1990. «J’ai commencé comme aide-foreur avec un ami qui m’a montré les rudiments du métier», dit-il. Le diplôme d’études professionnelles en forage au diamant permet aussi d’accéder au métier. Avant de devenir foreur, Michel a travaillé comme mécanicien dans un garage automobile. Une expérience qui lui est bien utile aujourd’hui pour réaliser les tâches de maintenance sur son équipement. 04/11

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Cet article est tiré du guide
50 carrières de l’industrie minière, publié en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines.

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