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Métier : mineur d’extraction

Photo : Mines Richmont, www.studiopatrice.ca

Jocelyn Boucher travaille à la mine Géant Dormant*, une mine d’or appartenant à la compagnie North American Palladium et située au nord d’Amos, en Abitibi-Témiscamingue. Il est formateur pour les mineurs d’extraction, des travailleurs clés qui récoltent le précieux minerai.

La journée des mineurs d’extraction qu’accompagne Jocelyn commence toujours de la même manière. «Comme la mine a été dynamitée quelques heures plus tôt, on vérifie la qualité de l’air avec un détecteur à gaz avant de pénétrer dans la galerie», indique le formateur.

Si le taux de gaz carbonique répond aux normes, Jocelyn et son équipe de mineurs nettoient les lieux avec de l’eau et de l’air comprimé pour faire descendre la poussière. Puis à l’aide d’une barre à écailler, ils font tomber les morceaux de roches instables afin de sécuriser la zone. Les mineurs travaillent ensuite avec une foreuse pour casser le minerai qu’ils ramassent au moyen d’une chargeuse. Le minerai est placé dans des wagons qui le remontent à la sortie de la mine. Avant de quitter, les mineurs installent des boulons d’ancrage et des soutènements. Cela solidifie les parois et permet à d’autres ouvriers de venir forer et dynamiter pour dégager plus de minerai.

Ma motivation

«On a un travail à faire, mais on le gère comme on l’entend», apprécie Jocelyn. Et au quotidien, les défis sont nombreux. Jocelyn doit travailler de manière sécuritaire, mais aussi faire vite. «Si on ne finit pas à temps, on ne pourra pas dynamiter et l’équipe du prochain quart de travail ne pourra pas rentrer!»

«Le métier de mineur ouvre la voie à plusieurs autres, ajoute Jocelyn. Grâce à des formations en entreprise, on peut par la suite devenir foreur ou dynamiteur. De plus, c’est bien rémunéré. Plus le mineur casse de la roche, plus il fait de l’argent.» En effet, il y a des bonis en fonction de la qualité et de la quantité de minerai extrait.

Mon conseil

Le métier requiert une bonne forme physique, de l’endurance et de la persévérance, soutient Jocelyn. «L’industrie recherche des ouvriers qui n’ont pas peur du travail et qui sont alertes.» De plus, comme les mines fonctionnent en continu, les mineurs doivent être prêts à travailler suivant des horaires variables de jour, de soir et de nuit, incluant les fins de semaine. Il faut aussi être à l’aise avec le fait de travailler sous terre, dans un environnement humide et où il fait entre 8 et 10 °C.

Mon parcours

Jocelyn a commencé dans l’industrie minière comme foreur au diamant, métier qu’il a appris sur le terrain. Il a par la suite occupé différents postes dans des entreprises minières, comme opérateur de chargeuse et mineur de monterie, de galerie et de chantier. En 1994, il a suivi un cours de formateur et, depuis ce temps, il accompagne les jeunes mineurs de la mine Géant Dormant où il travaille depuis 24 ans. Le diplôme d’étu des professionnelles en extraction du minerai permet aussi d’accéder au métier. 04/11

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Cet article est tiré du guide
50 carrières de l’industrie minière, publié en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines.

*En janvier 2012, soit après la rédaction de ce texte, la mine Géant Dormant a cessé ses activités.

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