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Décortiquer la criminalité

Le criminologue flirte avec une foule de disciplines : sociologie, psychologie, droit… Or, ce qui l’intéresse, ce sont les crimes, les criminels et leurs victimes.

«Le travail du criminologue est de protéger la société et d’offrir une relation d’aide aux victimes ainsi qu’aux criminels en vue de leur réhabilitation», explique André Normandeau, criminologue et professeur à l’Université de Montréal.

Selon Roxanne Damphousse, criminologue au Centre d’aide aux victimes d’actes criminels de Montréal, on doit s’attendre, dans le métier, à être confronté à des drames humains. «Je dois garder mon sang-froid pour aider les victimes, dit-elle. Par exemple, si une femme qui a subi un viol est dans le déni, je vais lui expliquer que cette réaction est un mécanisme de défense. Mes connaissances en psychologie me sont alors très utiles. Je dois aussi avoir des notions de droit pour lui expliquer le déroulement d’un procès.»

Deux programmes connexes

Au Québec, seule l’Université de Montréal offre le baccalauréat en criminologie. Il débouche sur divers univers, tels que les services de libérations conditionnelles ou les organismes de prévention de la délinquance. «Depuis dix ans, le département de criminologie offre aussi un baccalauréat en sécurité et études policières, ouvert à tous, dit M. Normandeau. Je le conseille à ceux qui s’intéressent aux causes qui menacent la sécurité publique. Par exemple, une personne pourrait travailler en civil pour la police afin d’analyser des problèmes de sécurité, comme la multiplication de cambriolages dans un quartier.»

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