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David Gingras, cofondateur de Motion Composites

David Gingras, cofondateur de Motion Composites

David Gingras, cofondateur de Motion Composites
Photo : Patrice Bériault, singenu.com

L’ingénieur David Gingras raconte le premier grand projet qu’il eu à piloter dans sa carrière.

Son premier grand projet, David Gingras l’a entrepris alors qu’il était encore sur les bancs de l’école à terminer son baccalauréat en génie de la production automatisée à l’École de technologie supérieure. Avec son ami Éric Simoneau, un finissant de HEC qui devait monter un projet de démarrage d’entreprise, il s’est lancé dans le développement d’un produit innovateur : un fauteuil roulant en fibre de carbone, inspiré des vélos ultralégers, pour les personnes âgées ayant peu de force physique.

L’ingénieur et son associé ont su bien s’entourer pour mener leur projet à terme. «On n’avait pas d’expérience dans le monde de la réadaptation, rapporte David Gingras. On a donc rencontré des gens du domaine pour développer un produit qui respectait les besoins réels des utilisateurs.»

Pour arriver à intégrer la fibre de carbone à la structure des fauteuils roulants, initialement faite d’aluminium, les entrepreneurs ont même bénéficié des conseils d’ingénieurs en aérospatiale. Grâce à ces spécialistes, David et son ami ont pu développer un produit de qualité, en plus d’acquérir la crédibilité nécessaire pour vendre leur fauteuil.

Il a fallu trois ans de travail pour mettre au point leur premier modèle. L’aventure a valu à David Gingras le prix de l’innovation de l’Ordre des ingénieurs du Québec en 2009, en plus de donner tout un élan à sa carrière. «Ce projet m’a amené à devenir un touche-à-tout. J’ai fait un apprentissage accéléré en ce qui concerne, par exemple, la production, la gestion des fournisseurs, la gestion des brevets et la gestion de personnel.»

Ses conseils aux futurs ingénieurs : comprendre qu’on ne peut pas tout faire, apprendre à déléguer et consulter des gens d’expérience. «Il ne faut pas se gêner pour cogner aux portes. Les ingénieurs aguerris sont contents d’aider la nouvelle génération. Parfois, une rencontre d’une heure permet d’épargner des mois de travail.» Une approche payante, puisque sa compagnie vend aujourd’hui ses fauteuils roulants partout au Canada et dans neuf pays d’Europe.

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