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La conciliation travail-famille, un enjeu de santé mentale

Source : Institut de la statistique du Québec – Les travailleurs ayant accès à une ou plusieurs pratiques de conciliation travail et vie personnelle présentent un portrait plus favorable sur le plan de la santé mentale.

C’est ce que révèlent les résultats d’une étude de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) réalisée à partir des données de l’Enquête sur des conditions de travail, d’emploi et de santé et de sécurité du travail.

Les salariés ayant accès à un horaire flexible, à une banque de temps, à des congés familiaux, à des congés de maladie, à une semaine réduite de travail, au travail à domicile ou au retour progressif après un congé parental affichent un score moyen de détresse psychologique inférieur à celui de leurs homologues n’ayant pas accès à ces pratiques.

En revanche, l’accès à un congé sans solde, l’accès à une garderie en milieu de travail et la possibilité d’échanger des heures avec un ou une collègue ne font pas varier le score moyen de détresse des salariés.

Le nombre de pratiques de conciliation accessibles joue un rôle notable

Le nombre de pratiques de conciliation auquel le salarié a accès joue aussi un rôle important au chapitre de la santé mentale. En effet, la santé mentale des salariés tend à s’améliorer avec la hausse du nombre de pratiques de conciliation travail et vie personnelle accessibles ; c’est-à-dire que plus le salarié a accès à un grand nombre de pratiques, plus son score moyen de détresse psychologique tend à décroître.

Le même constat est fait lorsque le sexe, le niveau de scolarité, la couverture syndicale, le statut d’emploi et le type d’horaire des salariés sont pris en compte.

Dans cette étude, le niveau élevé de détresse correspond au quintile supérieur de la distribution du score de détresse psychologique. Les salariés de ce quintile sont donc les plus à risque de se situer à un niveau élevé de détresse. Les résultats indiquent que près de 30 % des salariés ayant accès à une pratique de conciliation ou moins se classent dans le niveau élevé de détresse comparativement à 23 % de ceux qui ont accès à 5, 6 ou 7 pratiques.

En moyenne, les femmes, les personnes ayant un diplôme universitaire, les salariés syndiqués et les salariés permanents ont accès à un plus grand nombre de pratiques de conciliation travail et vie personnelle. Au contraire, les hommes, les salariés ayant fait des études primaires ou moins, les salariés non syndiqués et les salariés temporaires sont désavantagés à ce chapitre.

De plus, le retour progressif au travail après un congé parental, la garderie en milieu de travail, la semaine réduite de travail, le congé sans solde et la possibilité d’échanger des heures avec un ou une collègue constituent des pratiques plus accessibles aux femmes qu’aux hommes. Pour leur part, les hommes affichent un meilleur accès à une banque de temps que les femmes.

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