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Concepteurs d’avions nouvelle génération

Depuis mai dernier, la première cohorte de bacheliers en génie aérospatial de Polytechnique Montréal est arrivée sur le marché du travail. Des diplômés que les entreprises avaient hâte de voir atterrir dans leurs usines.

Lorsque le programme de baccalauréat en génie aérospatial de Polytechnique Montréal a vu le jour à l’automne 2009, les étudiants ayant terminé leur première année en génie mécanique ont eu la possibilité d’y faire le saut sans perdre les crédits qu’ils avaient cumulés. L’un d’eux, Alexis Dugré, ne s’est pas fait prier pour embarquer.

«Cette nouvelle formation tombait à point, dit l’étudiant de 23 ans. J’avais déjà prévu faire ma spécialisation en aéronautique. Les avions m’ont toujours fasciné. On se demande comment des engins si lourds peuvent voler. Moi, je voulais connaître leur fonctionnement. Être celui qui les crée.»

Formation sur mesure

Le baccalauréat en génie aérospatial vise à former des ingénieurs qui vont travailler à l’étape de la conception d’aéronefs, fait remarquer Sylvain Turenne, directeur du Département de génie mécanique, duquel relève le programme de génie aérospatial à Polytechnique. «Il comporte 45 crédits en aérospatiale, et les étudiants ont des cours de spécialisation dès la première session. L’ancienne formule [baccalauréat en génie mécanique avec concentration en aéronautique] ne comptait que 30 crédits en aérospatiale.»

«Ce sont les besoins de main-d’œuvre dans l’industrie qui ont mené à la création du programme, poursuit-il. L’ancien ne formait pas assez de spécialistes pour répondre à la demande. Avec la collaboration d’entreprises, nous avons créé une formation sur mesure de quatre ans, à laquelle des gens de l’industrie participent. Collée sur ce que les étudiants feront en emploi, la formation les amène, par exemple, à concevoir en équipe un avion de A à Z.»

Entrée progressive

En mai 2012, une vingtaine de finissants ont obtenu un diplôme leur ouvrant grand les portes d’entreprises comme Bombardier Aéronautique, Bell Helicopter Textron, Pratt & Whitney, Héroux Devtek et Messier Dowty. Comme la capacité d’accueil du programme est de 60 étudiants, le nombre de diplômés va grimper à partir de 2013, ce qui fera le bonheur des employeurs. «Les étudiants ne vont toutefois pas tous intégrer le marché du travail, nuance Sylvain Turenne. Cette année, environ le quart des diplômés ont décidé de poursuivre à la maîtrise.»

C’est le cas d’Alexis, qui souhaite travailler en recherche et développement chez un constructeur d’aéronefs. «J’aimerais développer de nouvelles méthodologies pour l’analyse de contraintes. Pas juste suivre les recettes actuelles, mais en créer de nouvelles.»

L’aérospatiale, c’est sa passion. «J’ai même acheté un Cessna 152 avec quelques étudiants et suivi des cours de pilotage.» Alexis ne manque pas de carburant et il vise haut!

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