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Comment viser un poste de direction tout en élevant une famille

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Des patronnes expliquent comment elles ont conquis les hautes sphères décisionnelles tout en élevant leur famille. Des conseils pleins de bon sens, que l’on soit mère… ou père!

  1. Bien s’entourer à la maison. Anne-Marie Hubert et son conjoint avaient tous les deux un horaire chargé quand leurs enfants étaient petits. «On a choisi d’avoir une gardienne vivant avec nous plutôt que d’avoir une grosse maison et une belle voiture, explique l’associée directrice des services consultatifs chez Ernst & Young. On ne voulait pas avoir à se demander qui de nous deux pourrait être là à temps pour aller chercher les enfants à la garderie et à l’école, car ça peut créer des tensions dans le couple. Mon frère nous a aussi beaucoup aidés pour les devoirs des enfants. Ça lui faisait un revenu d’appoint.» Elle n’a éprouvé aucune culpabilité à déléguer ces tâches familiales. «Au contraire, j’ai fait ces choix pour éviter de me sentir coupable.» Savoir que les enfants sont entre bonnes mains lorsqu’on n’est pas disponible aide en effet à travailler plus sereinement.
  2. Bien s’entourer sur le plan professionnel. La vice-présidente Marchandisage au Groupe Dynamite, Christina Vongas, délègue beaucoup et partage l’information avec ses collègues de façon à pouvoir s’absenter si ça ne tourne pas rond à la maison. Elle conseille aussi de bien choisir ses fréquentations, au travail comme en amitié. «Il faut s’entourer de personnes intelligentes, dévouées et ambitieuses qui vont nous motiver à aller toujours plus loin.»
  3. Faire participer les enfants. Les enfants peuvent contribuer aux tâches domestiques et il ne faut pas se gêner pour solliciter leur aide, selon Anne-Marie Hubert. «Nos enfants ont appris à cuisiner dès l’école primaire. Ils étaient responsables d’un repas de la semaine chacun, en plus de la vaisselle. On leur donnait un budget et ils surveillaient les spéciaux à l’épicerie. Au début, ils cuisinaient parfois du Kraft Dinner, mais on les encourageait et ils ont appris. Ils ont développé leur autonomie. Parfois, ils faisaient des commentaires au sujet de la mère de tel ami qui en faisait plus pour les enfants. Mais en même temps, ils trouvaient ça ridicule de voir que des amis ne savaient pas comment utiliser un linge à vaisselle!»
  4. Réseauter de façon créative. Dans les grandes entreprises, le réseautage se passe beaucoup sur les terrains de golf, dans les loges de hockey au Centre Bell et lors de soupers-bénéfice pour des œuvres caritatives. «Quand mes enfants étaient jeunes, je disais à mes collègues, à mes clients et à mes relations que si on voulait organiser un événement, il fallait que ce soit un petit-déjeuner ou un lunch plutôt qu’une soirée, raconte la vice-présidente régionale, Québec et est de l’Ontario, des services aux entreprises à la Banque Scotia, Dana Ades-Landy. Oui, j’allais au hockey une fois par mois, mais pas toutes les semaines.»
  5. Être franc avec son supérieur. Selon Christina Vongas, les parents qui ont de grandes ambitions de carrière ont intérêt à manifester clairement leur désir de progression dans l’entreprise et à expliquer que leurs départs à 16 h 55 ou certaines de leurs absences sont liés aux enfants. «Dans ce cas, il faut être très productif pendant les heures de bureau et ne pas perdre de temps. Le gestionnaire sait alors qu’il a affaire à un employé qui, pour l’instant, ne peut pas donner autant d’heures qu’il le souhaiterait, mais que c’est temporaire.»
  6. Si on veut des enfants, il faut les faire pendant qu’il est temps. Plusieurs femmes reportent la maternité pour se donner le temps d’accomplir leurs objectifs professionnels. Or, passé 35 ans, la fertilité féminine décline. «Il faut avoir des enfants quand la nature – et non la carrière – le permet», conseille Anne-Marie Hubert. À 30 ans, elle avait trois enfants et cela ne l’a pas empêchée d’atteindre ses objectifs professionnels.

Combien coûte une nanny?

Les tarifs vont de 10 à 20 $ l’heure, d’après les profils des candidates de la région de Montréal qui s’affichent sur des sites comme sosgarde.ca. Certaines proposent aussi des forfaits de 1 200 à 2 000 $ par mois. Bon à savoir : les frais de garde à domicile sont en partie déductibles du revenu imposable au fédéral et au provincial.

Et le ménage?

La même fourchette de 10 à 20 $ l’heure s’applique aux femmes de ménage autonomes qui annoncent sur sosgarde.ca ou sur un site comme LesPAC. Des forfaits tournant autour de 100 $ par visite pour une maison sont aussi offerts par des compagnies d’entretien ménager. Si vous faites affaire avec une entreprise d’économie sociale reconnue par le ministère de la Santé et des Services sociaux, vous pouvez recevoir une aide financière de 4 $ l’heure dans le cadre du Programme d’exonération financière pour les services d’aide domestique.

Dans ce dossier sur les femmes patrons :

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