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Comment tirer profit du mentorat?

Jeunes professionnels avec mentor

Votre entrée sur le marché du travail vous angoisse? Le soutien et les conseils d’un mentor pourraient vous être profitables!

Avant d’entreprendre son odyssée, le célèbre Ulysse de la mythologie grecque confie à son ami Mentor l’éducation de son fils Télémaque. But de l’opération : guider le jeune homme et en faire un roi.

Cet exemple illustre bien le rôle du mentor. «C’est une source d’inspiration et un modèle pour quelqu’un», explique Charlotte Morneau, directrice générale des Consultations Morneau, une firme de conseillers en gestion de carrière et orientation professionnelle.

«Le mentorat, c’est une relation entre un professionnel expérimenté et un autre qui l’est moins, résume Christine Cuerrier, conseillère d’orientation à l’Université du Québec à Montréal. Cela permet un transfert de connaissances qui portent sur le savoir-être.» Ainsi, le mentor ne vous apprend pas à rédiger un rapport, mais peut vous suggérer des manières d’établir de bonnes relations professionnelles.

Trouver son mentor

Certaines organisations mettent en place des programmes de mentorat pour faciliter l’intégration de nouveaux employés en les jumelant à des travailleurs expérimentés.

«Un ingénieur qui débute pourrait avoir comme mentor la spécialiste des communications, soutient Mme Morneau. Même s’ils n’ont pas la même expertise, ils peuvent quand même échanger à propos de la difficulté à faire sa place dans une nouvelle équipe de travail ou discuter des enjeux stratégiques de l’entreprise.»

Votre employeur n’a pas de programme de mentorat? Dénichez vous-même votre mentor, une personne retraitée ou active professionnellement, qui vous inspire et avec qui vous possédez des affinités.

«Un travailleur autonome qui veut monter son entreprise peut demander des conseils à un homme d’affaires de son entourage», suggère Mme Cuerrier.

Tirer profit de son expérience

«Pour qu’un jumelage fonctionne bien, il faut que le mentor et le mentoré établissent un lien de confiance», ajoute Mme Cuerrier. Des rencontres régulières, au moins une fois toutes les trois semaines, permettent de développer rapidement une alliance.

Dès le début de la relation, des règles de conduite doivent être établies. «Il faut avoir une entente mutuelle concernant la confidentialité et la propriété intellectuelle, dit Mme Cuerrier. On a déjà entendu des histoires d’horreur, par exemple d’un entrepreneur qui volait l’idée d’entreprise de son mentoré.»

Pour éviter de telles surprises, assurez-vous que votre mentor soit digne de confiance en parlant à des personnes de son entourage professionnel.

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