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Comment devenir mentor?

Homme d'affaire

[Dernière mise à jour : 10 mars 2015.]

Vous avez acquis beaucoup d’expérience dans votre vie professionnelle et personnelle. Pourquoi ne pas en faire profiter un travailleur plus jeune et l’aider à se réaliser?

Comme mentor, l’expérience acquise au cours de votre carrière contribue à favoriser l’accomplissement personnel et professionnel d’un travailleur moins expérimenté. «Le mentor peut aider une personne à mieux comprendre son environnement de travail ou les différents aspects de la planification de sa carrière», estime Marco Dubé, consultant CMA et coordonnateur du programme de mentorat chez Bombardier Transport.

Mais comment savoir si le rôle de mentor est fait pour vous?

Le plaisir de transmettre

«L’objectif du mentorat est la transmission du savoir-être d’une personne à une autre. Le mentor permet entre autres au mentoré de développer son esprit critique, son sens de l’organisation, ses aptitudes à la communication ou sa capacité à résoudre des problèmes. C’est une relation bidirectionnelle, c’est-à-dire que le guide et son apprenti tirent profit de cette expérience», spécifie Louise Champoux-Paillé, présidente de Mentorat Québec, un organisme qui offre des services pour promouvoir et développer la culture mentorale.

Selon Marco Dubé, le mentor éprouve généralement une grande satisfaction à donner un coup de pouce à son mentoré afin qu’il atteigne ses objectifs professionnels.

«Savoir que son expérience peut aider quelqu’un à réaliser son rêve est très gratifiant. C’est une occasion pour le mentor de remettre un peu ce qu’il a reçu.»

Les défis à relever

Encadrée par une organisation ou non, la relation mentorale repose sur l’engagement libre et volontaire dans un climat de confiance et d’ouverture mutuel.

Votre premier défi de mentor consiste donc à établir un lien de confiance avec votre mentoré. Cette relation privilégiée permet au mentoré de partager avec vous ses erreurs, sa vulnérabilité et ses difficultés en toute confiance et sans avoir peur que vous ne le jugiez ou que vous ne lui voliez ses idées par exemple.

Pour être un bon mentor, vous devez donc posséder de bonnes habiletés relationnelles, comme une écoute active, une ouverture d’esprit et de l’empathie. «Vous devez être capable de questionner la personne et de la confronter à ses objectifs», précise Mme Champoux-Paillé.

«Un autre grand défi consiste à savoir si le mentoré est là pour les bonnes raisons, c’est-à-dire pour développer des aptitudes et non pour apprendre une tâche bien précise, comme faire ses analyses financières. Le mentor ne doit pas se substituer aux différents spécialistes qui peuvent partager un savoir-faire», précise Robert Beaudry, chef mentor du Groupe de mentors du Grand Montréal de la Fondation de l’entrepreneurship de Montréal.

Comme mentor, vous devez garder en tête que vous être là pour transmettre un savoir-être! Vous devez aussi apprendre à conseiller l’autre, sans toutefois lui dire quoi faire ou ne pas faire. Selon Marco Dubé, le plus intéressant dans le mentorat, c’est d’aiguiller le mentoré et lui permettre de trouver lui-même les réponses à ses questions!

Comment devenir mentor?

Certaines entreprises et associations professionnelles offrent un programme de mentorat qui permet de jumeler un travailleur expérimenté à un autre qui l’est moins.

Si vous êtes intéressé par le mentorat, vous pouvez vérifier si un tel programme existe auprès de votre employeur ou de votre association professionnelle.

«Dans ce cadre, les travailleurs expérimentés font du mentorat structuré pour lequel ils ont accès à des formations et à des outils de base — des conseils pour la pratique de l’écoute active, les règles de conduite éthique, etc. — pour leur permettre de bien exercer ce rôle», explique Marco Dubé, consultant CMA et coordonnateur du programme de mentorat chez Bombardier Transport.

Vous pouvez aussi devenir le mentor d’une personne faisant partie de votre réseau social qui a besoin d’un coup de pouce pour sa carrière. «Tout le monde peut faire du mentorat informel, explique Marco Dubé. Il suffit d’avoir une bonne écoute et de l’empathie pour les autres en plus de posséder une vaste expérience jalonnée de succès, de difficultés et d’échecs», explique M. Dubé.

Pour en savoir plus sur le rôle de mentor, vous pouvez aussi consulter le site de Mentorat Québec ou celui du Groupe de mentors du Grand Montréal de la fondation de l’entrepreneurship.

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