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Cinq mauvaises raisons de changer de carrière

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On ne change pas de métier comme on change de chemise. Avant de se réorienter, il vaut mieux réfléchir sérieusement à ses motifs. Et si ce n’était pas la solution?

Vous rêvez de changer de milieu professionnel, mais sans vraiment savoir pourquoi? Déjà, c’est mauvais signe…

1. Je me réoriente parce que… c’est comme ça.

Lorsqu’on est incapable d’expliquer son désir de changement, c’est douteux. «Il ne faut surtout pas agir sur un coup de tête!» lance Cynthia Guay, directrice de l’agence de placement Adecco Montréal. Si vous changez de métier, il faut que ce soit pour une raison sérieuse, comme le désir d’exploiter à fond vos habiletés ou de faire évoluer votre carrière.

2. Je me réoriente parce que… mon premier emploi est décevant.

Certains travailleurs s’attendent à de bonnes conditions et à un salaire mirobolant dès le début de leur carrière. Or, il faut se donner le temps d’acquérir de l’expérience avant d’exiger de la reconnaissance. Même les diplômés en architecture ou en chiropratique, par exemple, ne gagnent pas une fortune à leur sortie de l’université. Ils doivent d’abord se bâtir une réputation et une clientèle.

3. Je me réoriente parce que… j’ai des problèmes au travail.

Si vous fuyez pour ne pas avoir à affronter les conflits, vous faites un mauvais calcul, prévient Mme Guay. Surtout si vous risquez de retrouver le même genre de problème ailleurs. «Il faut parler au patron de nos insatisfactions salariales ou des conflits qui nous rendent la vie dure.»

4. Je me réoriente parce que… je suis malheureux.

Vous aimeriez retrouver la passion qui vous animait dans vos premières années de travail? Une nouvelle carrière n’est sans doute pas la solution, juge Gilles Rouleau, président de SAG Ressources humaines inc. «Il est faux de croire qu’un changement vous rendra heureux. Le bonheur, c’est l’individu qui le fait, pas son environnement.»

5. Je me réoriente parce que… je connais mal mon domaine.

«Certains avocats qui n’aiment pas plaider abandonnent carrément le droit», illustre Catherine Morneau, coprésidente de l’agence de gestion de carrière et d’orientation professionnelle les Consultations Morneau. Ils auraient plutôt intérêt à explorer d’autres secteurs du droit, comme la médiation ou l’administration judiciaire.

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