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Carrières d’avenir 2014 : Vente-conseil

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Perspectives d’emploi et débouchés pour les diplômés du DEP Vente-conseil.

«Nous affichons un taux de placement de 100 % depuis des années», affirme avec fierté Marie-Danielle Laflamme, enseignante en vente-conseil au Centre de formation professionnelle (CFP) 24-Juin, à Sherbrooke. En effet, les 18 diplômés de la promotion 2013 ont tous trouvé un emploi, souvent même avant la fin de leur dernière année d’études, qui est ponctuée de 4 stages en entreprise.

Même succès du côté du CFP Samuel-De Champlain, à Québec, où enseigne Carl Baribeau, responsable du programme. Ses 19 élèves ont été très sollicités par les employeurs de la région. L’enseignant dit recevoir annuellement quatre ou cinq offres d’emploi pour chaque finissant disponible.

Les compagnies savent qu’elles peuvent compter sur du personnel bien formé, car ce sont souvent des anciens du programme qui recrutent les diplômés. «Lorsqu’ils deviennent directeurs des ventes ou superviseurs d’un territoire, ils savent où aller pour embaucher des conseillers», précise Carl Baribeau.

Profil recherche

Fort en gueule et manipulateur : voilà deux qualificatifs qui sont souvent accolés au vendeur… mais à tort. «Il faut se battre contre cette image», se désole Carl Baribeau, qui voit plutôt en eux des travailleurs essentiels pour l’économie. «Nous développons l’intelligence émotionnelle de nos élèves. La vente, c’est un état d’esprit», précise l’enseignant.

Pour Marie-Danielle Laflamme, au-delà du savoir-faire, il y a le savoir-être. «Soigner son apparence, donner une bonne poignée de main, choisir le bon produit et non pas le plus cher, c’est essentiel. Et surtout, il faut être à l’écoute du client», ajoute-t-elle. Selon Carl Baribeau, la véritable compétence s’affiche non pas lorsque vous vendez un produit, mais plutôt lorsque vous fidélisez un consommateur. «Cela témoigne du fait que le client vous fait confiance», dit-il.

Perspectives

Il ne faut pas croire que l’achat en ligne fera disparaître la profession. «La personne à la recherche du “beau, bon, pas cher” peut trouver pratiquement tout ce dont elle a besoin sur Internet. Mais dès qu’un produit affiche une certaine complexité, la présence du vendeur est importante», affirme Marie-Danielle Laflamme. Qu’on pense à l’automobile, au matériel informatique ou aux télécommunications.

Carl Baribeau reconnaît que les nouvelles technologies vont transformer le métier de vendeur, «mais les centres commerciaux ne vont pas fermer de sitôt», assure-t-il. Les employeurs savent qu’ils ont tout à gagner en embauchant des gens qualifiés et passionnés. Selon lui, «20 % des employés en vente génèrent 80 % des résultats des entreprises».

Statistiques

Comment interpréter l’information

Nombre de diplômés : 1 014
Diplômés en emploi : 74,5 %*
À temps plein : 88,1 %
En rapport avec la formation : 70,8 %
Aux études : 14,5 %
Taux de chômage : 8,3 %
Salaire hebdomadaire moyen : 687 $

Source : La Relance au secondaire en formation professionnelle – 2012

* Ce faible taux d’emploi peut s’expliquer par le pourcentage élevé de diplômés qui poursuivent leurs études (14,5 %).

Pour connaître les établissements qui offrent ce programme, consultez l’Inforoute de la formation professionnelle et technique.

Voir la liste complète des formations gagnantes de 2014 au niveau professionnel


Cet article est tiré du guide Les carrières d’avenir 2014.

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