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Carrières d’avenir 2014 : Traduction

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Perspectives d’emploi et débouchés pour les diplômés du baccalauréat en traduction.

L’Université de Sherbrooke décerne entre 30 et 35 diplômes en traduction professionnelle chaque année. «Selon les analyses de l’Association de l’industrie de la langue, le marché pourrait absorber davantage de diplômés», rapporte Shirley Fortier, chargée de cours à forfait au programme.

À l’Université de Montréal, 104 étu­diants ont obtenu leur diplôme en 2012-2013. Pour la première fois en 12 ans, les offres de stages arrivent en moins grand nombre, selon Nycole Bélanger, responsable des stages. «Le gouvernement fédéral a récemment coupé dans ses services de traduction et nous en ressentons les effets», affirme-t-elle.

Malgré tout, elle reste optimiste. Grâce à son bilinguisme officiel, le Canada offre beaucoup de possi­bilités d’emploi. «Et avec l’explosion des communications et des médias, les traducteurs sont toujours demandés», explique Shirley Fortier. D’autant plus que la moyenne d’âge des travailleurs est très élevée, ajoute-t-elle. «Il faut remplacer ceux qui partent à la retraite.»

Profil recherché

Pour être traducteur, une solide connaissance de la langue de départ et une maîtrise de celle dans laquelle on traduit (souvent la langue maternelle) sont essentielles.

Une grande curiosité intellectuelle est aussi requise. «Un traducteur qui exerce en pharmaceutique, par exemple, doit être à l’affut des découvertes dans le domaine et maintenir son vocabulaire à jour», explique Nycole Bélanger.

La capacité à travailler sous pression est également importante. «Le traducteur arrive en fin de processus, après la rédaction, la révision et les divers niveaux d’approbation d’un texte. Il doit donc être rapide et efficace», précise-t-elle.

Quoique bien des personnes puissent le penser, la traduction n’est pas un métier pour les solitaires. «Le traducteur doit avoir de la facilité à travailler en équipe, car il aura notamment à transiger avec des clients et des réviseurs», explique Shirley Fortier.

Perspectives

Plusieurs avenues s’offrent aux diplômés. Au fil de leur carrière, ils peuvent se spécialiser dans différents domaines (médical, pharmaceutique, juridique, etc.) ou se tourner vers une discipline connexe comme la rédaction, la terminologie (définition des termes spécialisés en usage pour des entreprises, des bases de données, des glossaires, des dictionnaires, etc.) et la gestion de projets de traduction.

«Nous offrons également des cours de doublage et de sous-titrage, qui permettent d’élargir les horizons», souligne Shirley Fortier.

La technologie fait aussi évoluer la profession. «La postédition, qui consiste à faire la révision des traductions faites par des logiciels informatiques, occupe de plus en plus de place, indique Nycole Bélanger. C’est la preuve que ça prend toujours de la matière grise derrière une machine!»

Statistiques

Comment interpréter l’information

Nombre de diplômés : 286
Diplômés en emploi : 81,6 %
À temps plein : 84,2 %
En rapport avec la formation : 73,2 %
Aux études : 8,4 %
Taux de chômage : 7,6 %
Salaire hebdomadaire moyen : 811 $

Source : La Relance à l’université – 2013

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Cet article est tiré du guide Les carrières d’avenir 2014.

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