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Carrières d’avenir 2014 : Techniques de thanatologie

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Perspectives d’emploi et débouchés pour les diplômés du DEC Techniques de thanathologie.

Seul établissement au Québec à offrir le DEC Techniques de thanatologie, le Collège de Rosemont, à Montréal, affiche un taux de placement supérieur à 90 % depuis plus d’une dizaine d’années. En 2013, 18 étudiants y ont obtenu leur diplôme.

«Nos finissants trouvent généralement un emploi dans les quatre ou cinq mois qui suivent l’obtention de leur diplôme», affirme Sophie Benoit, responsable du programme.

Les perspectives sont encore meilleures à l’extérieur des grands centres, où on manque de thanatologues. «Dans certaines régions, comme en Gaspésie, on parle même de pénurie», précise-t-elle.

Sophie Benoit note que la féminisation du domaine funéraire accentue la demande de thanatologues. Une tendance qui devrait se maintenir. «Il y aura de plus en plus de remplacements à faire pour des congés de maternité au cours des prochaines années.»

De plus, les entreprises funéraires qui désirent être certifiées par le Bureau de normalisation du Québec doivent obligatoirement engager des diplômés du programme pour pourvoir les postes de conseillers aux familles. Une situation qui stimule l’embauche des thanatologues.

Profil recherché

En plus d’accompagner les familles endeuillées et d’organiser les rites funéraires, le thanatologue se charge de la thanatopraxie (embaumement).

«Il doit faire preuve d’empathie et d’écoute envers les proches du défunt, mais aussi démontrer une minutie semblable à celle de l’artiste lorsqu’il prépare une dépouille pour son exposition», indique Valérie Garneau, présidente de la Corporation des thanatologues du Québec.

Il doit aussi s’adapter facilement à des horaires qui varient selon l’achalandage de la maison funéraire. «Nous invitons nos étudiants à travailler dans un centre funéraire, en tant que préposés à l’accueil par exemple, complète Sophie Benoit. Cela leur permet de développer la maturité et le savoir-être nécessaires à la profession.»

Perspectives

Le thanatologue doit s’adapter aux préférences des clients, qui délaissent les rites traditionnels. «L’embaumement diminue, indique Valérie Garneau. Plus de 60 % des Québécois optent pour la crémation», une pratique dont se chargent également les thanatologues.

Avec l’expérience, ils peuvent devenir directeurs de funérailles. Et à ce titre, on leur demande parfois de célébrer les cérémonies non confessionnelles. Les considérations environnementales prennent également de plus en plus de place dans le métier.

«Nous devrons bientôt proposer des solutions pour limiter l’empreinte écologique des funérailles, soulève Sophie Benoit. En offrant des cercueils qui laissent moins de traces dans l’environnement ou en utilisant des produits plus écologiques pour les thanatopraxies.»

Statistiques

Comment interpréter l’information

Nombre de diplômés : 25
Diplômés en emploi : 89,5 %
À temps plein : 87,5 %
En rapport avec la formation : 100,0 %
Aux études : 5,3 %
Taux de chômage : 0,0 %
Salaire hebdomadaire moyen : 735 $

Source : La Relance au collégial en formation technique – 2012

Pour connaître les établissements qui offrent ce programme, consultez l’Inforoute de la formation professionnelle et technique.

Voir la liste complète des formations gagnantes de 2014 au niveau collégial


Cet article est tiré du guide Les carrières d’avenir 2014.

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