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Carrières d’avenir 2014 : Cuisine du marché

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Perspectives d’emploi et débouchés pour les diplômés de l’ASP Cuisine du marché.

Depuis quelques années, à l’École hôtelière de Laval, l’ASP Cuisine du marché affiche un taux de placement de 100 %. Les 16 diplômés de la promotion 2013 n’ont pas fait exception : tous sont sur le marché du travail, selon Sylvain Gilbert, chef enseignant.

La situation est identique du côté de l’École hôtelière des Laurentides, où les 18 diplômés de 2013 ont tous décroché un emploi, d’après l’enseignant Robert Cholette.

Pour s’inscrire à l’ASP, les élèves doivent avoir préalablement réussi le DEP Cuisine ou le DEP Cuisine d’établissement, au cours desquels un stage est effectué. «Par conséquent, il n’est pas rare que les élèves soient aux fourneaux avant même d’avoir bouclé l’ASP. Parfois, ils ont conservé un poste dans leur milieu de stage», explique Sylvain Gilbert.

Dans le milieu, on s’arrache ces diplômés. Leur formation plus pointue est recherchée. «On a du mal à fournir à la demande», confirme Robert Cholette. Une situation qui devrait se maintenir au cours des prochaines années vu l’engouement croissant des Québécois pour la bonne chère.

Profil recherché

Comme tous les cuisiniers, les diplômés­ en cuisine du marché doivent savoir travailler en équipe et sous pression. Mais pour cette spécialisation, «savoir détecter les goûts et posséder un certain sens artistique sont des qualités essentielles», estime Robert Cholette. Au terme de leur formation, ils seront appelés à exploiter les produits du terroir, à renouveler des mets issus d’autres traditions culinaires et à présenter les plats de façon esthétique.

La curiosité est aussi primordiale. «Je dis aux élèves : “Si vous passez devant un fourneau et que ça sent bon, posez des questions sur ce qui mijote.” Il faut s’inspirer des idées des autres», ajoute Sylvain Gilbert.

Perspectives

Un des défis du métier est d’être ouvert à la critique et de savoir apprendre de ses erreurs. C’est le lot de tous les cuisiniers, mais comme les diplômés de l’ASP sont formés pour l’expérimentation culinaire, ils doivent plus souvent y faire face.

Les diplômés travaillent davantage en restauration privée que dans les institutions (hôpitaux ou centres de la petite enfance, par exemple). Par conséquent, leur métier comporte parfois une dimension saisonnière. Dans les Laurentides, par exemple, le rythme de travail ralentit après l’été, période touristique de pointe, selon Robert Cholette.

Avec du talent et de l’expérience, le diplômé peut grimper les échelons et devenir sous-chef, puis responsable d’un poste (desserts, entrées, etc.), avant d’être chef.

Statistiques

Comment interpréter l’information

Nombre de diplômés : 127
Diplômés en emploi : 69,0 %*
À temps plein : 85,7 %
En rapport avec la formation : 97,6 %
Aux études : 21,1 %
Taux de chômage : 3,9 %
Salaire hebdomadaire moyen : 640 $

Source : La Relance au secondaire en formation professionnelle – 2012

* Ce faible taux d’emploi peut s’expliquer par le pourcentage élevé de diplômés qui poursuivent leurs études (21,1 %).

Pour connaître les établissements qui offrent ce programme, consultez l’Inforoute de la formation professionnelle et technique.

Voir la liste complète des formations gagnantes de 2014 au niveau professionnel


Cet article est tiré du guide Les carrières d’avenir 2014.

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