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Bas-Saint-Laurent et Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine : bon placement pour de nombreux diplômes

soudeur

Les diplômés du secteur de la santé demeurent très sollicités dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, mais le développement du téléenseignement pourrait contribuer à atténuer la pénurie de travailleurs en rendant la formation plus accessible.

Au Centre de formation Rimouski-Neigette, les programmes Assistance à la personne en établissement de santé, Assistance technique en pharmacie et Santé, assistance et soins infirmiers affichent tous des taux de placement avoisinant 100 %. «Nous attribuons ce phénomène au vieillissement de la population et au remplacement de la main-d’œuvre à l’aube de la retraite», explique Francis Bélanger, conseiller d’orientation au Centre.

Ces programmes pourraient accueillir plus d’élèves, mais les inscriptions manquent. Une situation susceptible de s’aggraver, puisque le Bas-Saint-Laurent connaît une importante baisse démographique à cause d’une diminution des naissances dans les années 1990.

Pour permettre à un plus grand nombre de jeunes d’étudier en soins infirmiers, le Cégep de la Gaspésie et des Îles mise sur le téléenseignement. «Il y a quelques années, le programme était uniquement offert à notre campus de Gaspé, ce qui forçait de nombreux étudiants à déménager», rappelle Isabelle Vilchenon, conseillère en communication de l’établissement. Le téléenseignement permet désormais à des étudiants de suivre un cours donné à Gaspé à partir de Chandler et de Maria, tout en profitant de l’aide d’un technicien sur place. Grâce à cette méthode, le nombre d’inscriptions en soins infirmiers a presque triplé au cours des cinq dernières années, en dépit de la baisse démographique, et le taux de placement demeure excellent.

Soudeurs et dessinateurs demandés

Par ailleurs, du côté de la formation professionnelle, les diplômés en soudage-montage manquent cruellement dans les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. «On produit une vingtaine de diplômés par année et ils se placent tous. Beaucoup vont travailler sur la Côte-Nord, où il y a de nombreux chantiers, et dans d’autres régions du Québec», explique Bertrand Michaud, directeur du Centre de formation professionnelle Mont-Joli – Mitis et du Centre de formation Rimouski-Neigette.

Les entreprises ont également un grand besoin de diplômés en dessin industriel. «Nous éprouvons d’importantes difficultés de recrutement, malgré des emplois nombreux et mieux rémunérés que la moyenne, déplore Francis Bélanger. Des employeurs de différentes régions frappent à notre porte, mais nous ne pouvons répondre à cette demande.»

Bertrand Michaud note aussi que la majorité des programmes en agriculture, notamment Production animale, conservent des taux de placement de 100 % depuis plusieurs années.

Tiré du dossier Enquête sur le placement des diplômés 2013

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