Les emplois qui rendent heureux

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Qui sont les travailleurs les plus heureux? Un nouveau sondage québécois a permis de trouver la réponse.

Quelque 6000 personnes ont répondu à un questionnaire en ligne pour déterminer leur Indice relatif de bonheur au travail, un outil créé par le consultant Pierre Côté, qui se spécialise dans l’analyse du bien-être. Au total, 44 professions étaient représentées dans l’échantillon.

Cinq facteurs ont été analysés : la réalisation de soi, les relations de travail, la reconnaissance, la responsabilisation et la rémunération.

Ce sont les médecins et les travailleurs autonomes qui trônent au sommet du palmarès. Ils sont suivis des conférenciers, des coachs et des directeurs.

Si les médecins figurent premiers, les infirmières se trouvent loin derrière, au 34e rang sur 44. «La reconnaissance est presque absente et le climat de travail est nettement déficient [dans cette profession]. Il en résulte un sérieux déficit au niveau de leur sentiment d’appartenance», peut-on lire dans la documentation présentant les résultats.

Les enseignants se classent quant à eux au 13e rang, tandis que les éducatrices en service de garde arrivent au 17e.

Les employés les moins heureux de l’échantillon sont les ouvriers, les caissiers, les commis de bureau et les réceptionnistes.

Il est intéressant de noter que pour la plupart des répondants, c’est la portion Reconnaissance qui fait baisser la note. Faut-il en conclure que les travailleurs québécois ne pas se sentent pas reconnus à leur juste valeur?

Les travailleurs les plus heureux :

  1. Médecin
  2. Travailleur autonome
  3. Conférencier
  4. Coach
  5. Directeur
  6. Consultant
  7. Artiste
  8. Avocat
  9. Administrateur
  10. Gestionnaire

Les travailleurs les moins heureux

  1. Ouvrier non spécialisé
  2. Caissier
  3. Ouvrier spécialisé
  4. Commis de bureau
  5. Réceptionniste
  6. Vendeur du commerce au détail
  7. Agent d’information
  8. Personnel de soutien
  9. Technicien en santé
  10. Technicien

Pour le palmarès complet : le site internet de l’Indice du bonheur.

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L’emploi montre des signes de reprise

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Le marché du travail montre des signes positifs, alors qu’une forte proportion d’employeurs prévoit faire des embauches.

C’est ce qui ressort de l’enquête prospective trimestrielle réalisée par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA).

Plus de la moitié des répondants affirment que leur entreprise embauchera du personnel au cours des mois d’avril, mai et juin. L’écart entre les attentes d’embauche positives et négatives s’établit à 27,5 %, une augmentation de 13,9 points de pourcentage par rapport au dernier trimestre.

Par ailleurs, moins de 5 % des CRHA interrogés prévoient que le nombre d’heures travaillées sera réduit. Encore une fois, la différence entre la part de répondants prévoyant une hausse et ceux anticipant une baisse est positive; l’écart est de 22,1 %, alors qu’il était presque nul au trimestre précédent.

«Il s’agit des deux meilleurs résultats en terme de création d’emploi et de croissance des heures travaillées depuis la fin de 2011», a indiqué Florent Francoeur, président-directeur général de l’Ordre des CRHA, par voie de communiqué.

Un peu plus du tiers des répondants prévoient devoir fournir plus d’efforts dans le recrutement au cours du prochain trimestre. Ces difficultés vont généralement de pair avec une hausse de la demande chez les employeurs, précise M. Francoeur.

Enfin, près de la moitié des répondants s’attendent à offrir des hausses salariales dépassant l’inflation, alors qu’à peine 17 % anticipent des hausses inférieures à celle-ci. Il faut toutefois préciser que l’inflation, à 0,4 %, est nettement plus faible que son niveau historique, ce qui explique que les employeurs soient plus enclins à offrir des hausses qui la dépassent.

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L’esprit du Brésil à Montréal

Rosa Santos

Rosa Santos
Photo : Divertissement QueBra

À l’approche du Salon de l’immigration et de l’intégration au Québec, Jobboom rencontre des travailleurs venus d’ailleurs au parcours inspirant. Une entrepreneure d’origine brésilienne qui a trouvé une façon de partager sa culture nous a accordé cette entrevue.

Rose Santos, 36 ans et mère de deux jeunes enfants, a lancé son entreprise Divertissement QueBra (pour Québec et Brasil) il y a cinq ans. Son équipe présente des spectacles de danse brésilienne dans des soirées corporatives, des levées de fonds, des festivals (comme le Festival international de jazz de Montréal), des galas et des mariages, vêtue de flamboyants costumes de carnaval, sur des airs de samba.

Qui aurait cru que cette ancienne employée de bureau au Brésil enflammerait un jour les planches québécoises?

JOBBM : Pourquoi êtes-vous venue au Québec?
Rose Santos : J’avais 24 ans et un bon emploi dans les bureaux de Wal-Mart au Brésil, mais je sentais que, pour progresser dans l’entreprise, je devais améliorer mon anglais. Je suis venue au Québec pour pratiquer cette langue pendant un mois, et j’ai finalement réalisé que j’y apprendrais aussi le français! C’était un deux pour un!

À la fin du mois, j’ai appelé mes parents pour leur dire que je voulais rester un peu plus longtemps pour maîtriser la langue. Je suis tombée en amour avec le Québec et sa diversité culturelle – même s’il fait un peu froid! – et je suis restée depuis. J’ai vraiment trouvé mon chez-moi ici.

  Quel a été votre premier emploi au Québec?
R. S. J’ai travaillé dans deux cafés différents. Un jour, un gars m’a dit que le plus grand joueur de soccer au monde, Pelé, qui est Brésilien, venait au Canada pour un événement. Il cherchait donc quelqu’un pour l’accueillir et l’accompagner au moment de monter sur la scène et a pensé à moi. C’est là que j’ai eu l’idée de faire de la scène mon travail.

  Vous avez alors fondé Divertissement QueBra?
R. S. Quand je parlais de mes origines aux Québécois, ils démontraient beaucoup d’intérêt. La première chose qu’ils me demandaient, c’était : «Sais-tu danser»? Ils étaient fascinés par le Carnaval de Rio. J’avais le désir de montrer ma culture aux Québécois sur un plancher de danse.

  Avez-vous un conseil pour les nouveaux arrivants au Québec?
R. S. En général, les titres [d’emploi] ont peu d’importance ici. Peu importe ce que vous faites, si vous le faites bien, vous serez respecté. Alors si vous étiez avocat dans votre pays, mais que votre passion, c’est la pâtisserie, n’hésitez pas à changer de carrière!

Aussi, immergez-vous dans la culture québécoise et réseautez le plus possible.

  Avez-vous appris facilement le français?
R. S. Même si c’est une langue latine comme le portugais, ce n’était pas évident pour moi.

J’ai suivi des cours de francisation pendant neuf mois au cours de la dernière année pour m’améliorer. J’avais hésité à le faire depuis mon arrivée au Québec, parce que j’avais peur de ne pas être bonne.

Mais j’ai tellement appris en francisation! J’ai réalisé que j’aurais dû faire ces cours dès mon arrivée.

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Les 10 meilleurs boulots… et les pires

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Quels sont les meilleurs et les pires emplois à occuper en 2014? Le site d’emploi américain CareerCast dresse son palmarès.

CareerCast a évalué 200 métiers et professions en comparant les salaires offerts, le stress imposé, les perspectives d’emploi et la qualité de l’environnement de travail.

Bien que ce palmarès soit établi en fonction des données propres aux États-Unis, il demeure intéressant d’y jeter un œil.

Au chapitre des meilleurs métiers, les boulots liés aux chiffres, comme mathématicien, statisticien et actuaire, se taillent une place de choix dans la liste. Plusieurs des métiers figurant au top 10 des meilleurs emplois font d’ailleurs partie de la sélection 2014 des Carrières d’avenir selon Jobboom!

Pour ce qui est des pires boulots, c’est le métier d’ouvrier en exploitation forestière qui se trouve au sommet du palmarès des pires emplois. Le fait que la technologie ralentisse la demande de main-d’œuvre et qu’il s’agisse d’un travail très physique localisé en région éloignée a pesé dans la balance.

Le poste de reporter dans un journal arrive deuxième. Ce travail a perdu de son lustre depuis cinq ans, selon CareerCast, et son prestige continuera à chuter dans les prochaines années, au fur et à mesure que les publications imprimées disparaîtront.

Le travail de militaire figure au troisième rang du palmarès des pires emplois, principalement en raison du stress qu’entraîne le fait d’être placé dans des situations et des zones dangereuses.

Voici la liste des meilleurs emplois selon CareerCast :

  1. Mathématicien
  2. Professeur d’université
  3. Statisticien
  4. Actuaire
  5. Audiologiste
  6. Hygiénisite dentaire
  7. Ingénieur logiciel
  8. Ingénieur système
  9. Ergothérapeute
  10. Orthophoniste

Voici la liste des pires emplois selon CareerCast :

  1. Ouvrier en exploitation forestière
  2. Reporter dans un journal
  3. Militaire
  4. Chauffeur de taxi
  5. Présentateur télé ou radio
  6. Chef
  7. Hôtesse de l’air
  8. Éboueur
  9. Pompier
  10. Agent des services correctionnels

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266 heures de travail pour une année d’études

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Les étudiants québécois doivent travailler 266 heures pour payer une année à l’université. Mais la facture est encore plus salée pour leurs collègues du reste du Canada.

Le Centre canadien de politiques alternatives a diffusé une carte interactive sur les droits de scolarité à travers le pays. Le groupe de recherche y présente dans une série de graphiques le nombre d’heures que les étudiants doivent travailler au salaire minimum pour payer une année scolaire à l’université, de 1975 à aujourd’hui.

Le Québec arrive au deuxième rang au chapitre de l’accessibilité des études universitaires à l’échelle canadienne. C’est Terre-Neuve, où les droits de scolarité ont diminué entre 2001 et 2003, qui trône au sommet du classement; une année d’études correspond à 264 heures de labeur dans la province de l’Atlantique.

Le nombre d’heures de travail nécessaires pour assumer les droits de scolarité annuels a augmenté de 24 % entre 1975 et 2014 au Québec. Les étudiants de 1975 devaient accumuler 214 heures pour payer une année d’études, contre 266 aujourd’hui.

Moyenne canadienne

Mais quand on se compare, on se console. En moyenne, les étudiants canadiens doivent travailler plus de 550 heures au salaire minimum pour payer une année universitaire. C’est plus du double des heures que devaient effectuer les étudiants en 1975.

Pour la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, cette carte interactive fournit une preuve de plus qu’il est plus difficile d’obtenir une éducation universitaire pour les jeunes d’aujourd’hui que pour leurs parents. «Étant donné que le chômage et le sous-emploi chez les jeunes ont atteint des proportions sans précédent partout au Canada, ceux-ci doivent peiner durement pour faire des études et obtenir un bon emploi», a déclaré la présidente nationale, Jessica McCormick.

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Cahier «Emploi en TI» dans le 24h Montréal

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Retrouvez sur le site web de Jobboom le contenu du cahier spécial «Emploi en TI» publié dans le journal 24h Montréal du mardi 15 avril 2014.


D’autres cahiers spéciaux de Jobboom publiés dans le journal 24h Montréal

Vos droits en matière de congé à Pâques

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Le week-end de Pâques approche. Savez-vous à quel congé vous avez droit?

La Loi sur les normes du travail prévoit que l’employeur doit accorder un congé à ses employés le Vendredi saint ou le lundi de Pâques. C’est à lui de choisir. Certains employeurs offrent tout de même les deux journées.

Si vous devez travailler lors d’un jour férié (par exemple dans un restaurant ou un hôtel), votre employeur doit vous verser une indemnité ou encore vous offrir de prendre ce congé au cours des trois semaines qui précèdent ou qui suivent le jour férié.

Cette indemnité correspond à 1/20 de vos quatre dernières semaines de paies. Si vous travaillez cinq jours par semaine, cela équivaut donc à une journée de paie.

Si le jour férié survient lors d’une journée où vous ne travaillez pas (par exemple si vous êtes toujours en congé le lundi et que c’est cette journée qui est accordée à votre travail), l’employeur doit également vous offrir une indemnité.

Certains employés ne sont pas touchés par la Loi sur les normes du travail. Il s’agit des employés du gouvernement fédéral et de ses sociétés, ainsi que des employés des secteurs d’activité qui relèvent de la compétence législative du parlement à Ottawa, comme les banques, les chemins de fer et de la télédiffusion (pour les détails, lire cette page de la Commission des normes du travail).

Les fonctionnaires fédéraux sont en congé le vendredi et le lundi de Pâques.

Quant aux entreprises des secteurs d’activité qui relèvent de la compétence législative du parlement, le Code canadien du travail s’applique. Il prévoit un jour de congé le Vendredi saint.

Le Canada accueillant pour les entreprises

Québec et Montréal figurent parmi les meilleurs endroits au monde pour installer une entreprise, selon une nouvelle étude.

L’étude annuelle Choix concurrentiels, réalisée par la firme KPMG, compare les coûts d’exploitation d’une entreprise dans plus de 100 grandes villes dans 10 pays d’Amérique du Nord, d’Europe, d’Asie et d’Océanie. La compilation tient également compte d’autres facteurs comme le bassin de main-d’œuvre qualifiée, les conditions économiques, le degré d’innovation, les infrastructures, la réglementation, le coût de la vie et la qualité de vie.

Québec et Montréal occupent respectivement le sixième et le dixième rang des entreprises offrant les coûts les moins élevés parmi toutes les villes étudiées, devant Toronto, Vancouver, Chicago et New York, entre autres.

Le Canada est d’ailleurs l’un des pays les plus accueillants pour les entreprises. Il figure au deuxième rang des pays étudiés en ce qui concerne les coûts d’exploitation les plus faibles, derrière le Mexique. Le pays affiche des coûts inférieurs de 7,2 % à ceux des États-Unis, utilisés comme valeur de référence dans cette étude.

Pas moins de sept des dix villes présentant les coûts les plus faibles à l’échelle mondiale sont d’ailleurs des métropoles canadiennes (Moncton, Charlottetown, Québec, Fredericton, Halifax, Niagara et Montréal).

Le Canada se démarque tout particulièrement dans le secteur des services numériques. Il présente un avantage de 17,8 % par rapport aux États-Unis, notamment grâce aux crédits d’impôt offerts par certaines provinces, dont le Québec, aux sociétés de production de médias numériques.

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De La Havane à la Montérégie

Félix González Rodríguez

Félix González Rodríguez
Photo : Mélissa Guillemette

À l’approche du Salon de l’immigration et de l’intégration au Québec, Jobboom rencontre des travailleurs venus d’ailleurs au parcours inspirant. Un travailleur qui a su faire sa place dans le milieu de la santé lance le bal.

Félix Gonzalez Rodriguez, Montréalais de 40 ans, dit souvent à la blague qu’il est né à Rimouski. Passionné de sports d’hiver, ce Cubain d’origine a embrassé la culture québécoise. Après avoir appris la langue, il a trouvé un emploi stimulant en visant un secteur où la main-d’œuvre est très recherchée.

JOBBM : Pourquoi êtes-vous venu au Québec?
Félix Gonzalez Rodriguez : Je me suis marié avec une Québécoise à Cuba et comme on dit : qui prend femme prend pays! Je suis arrivé en décembre 2007 comme résident permanent.

  Quel conseil donneriez-vous à un nouvel arrivant?
F. G. R. Apprendre le français. On ne perd pas sa culture pour autant. Et c’est nécessaire pour trouver un travail.

J’ai suivi des cours de francisation pendant environ un an et demi à mon arrivée. L’espagnol ressemble au français, mais c’est quand même très différent. Nous, les Cubains, avons la bouche paresseuse : on ne prononce pas toutes les syllabes. Mais cette technique ne fonctionne pas en français!

  Comment s’est passée votre recherche d’emploi?
F. G. R. J’avais toujours travaillé dans le monde de la santé à Cuba, comme technicien en réadaptation physique, alors je ne me voyais pas travailler dans un autre secteur. Par contre, mon diplôme cubain n’était pas reconnu par les employeurs d’ici.

J’ai donc décidé de faire une formation de sept mois pour devenir préposé aux bénéficiaires. Je cherchais une formation courte qui me permettrait de travailler rapidement et on m’avait dit qu’il manquait beaucoup de travailleurs dans ce métier.

La majorité de mes collègues de classe ont abandonné en cours de formation. J’ai persévéré, même si ce n’était pas toujours facile. Ma femme m’a beaucoup aidé à apprendre tous les noms de maladies et leurs symptômes : il y avait de grands cartons partout sur les murs à la maison et elle m’avait aussi fait une bande audio où elle prononçait ces mots en français.

  Avez-vous trouvé un emploi facilement après votre formation?
F. G. R. Ça a pris environ deux mois. Des employeurs m’ont dit que mon manque d’expérience de travail canadienne était un problème. J’avais pourtant fait trois stages. C’était frustrant.

Mais un ami infirmier avec qui j’avais étudié m’a dit d’apporter mon CV à l’hôpital où il travaillait en Montérégie. Le lendemain j’avais une entrevue et trois jours plus tard, j’étais embauché. J’étais tellement heureux!

  Avez-vous remarqué des différences entre le monde du travail québécois et le monde du travail à Cuba?
F. G. R. Au début, je trouvais ça stressant, parce qu’une pause de 30 minutes ici doit vraiment durer 30 minutes, pas 31. À Cuba, c’était plus flexible…

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