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Au fait, je vaux combien?

C’est incontestable : déterminer le salaire qu’on mérite est une opération complexe. «Même pour un conseiller en ressources humaines, c’est parfois difficile», reconnaît Richard Saucier, président de la firme de ressources humaines Saucier Conseil. Voici quelques pistes pour vous y retrouver!

Comparez les données émanant des enquêtes gouvernementales sur la rémunération avec celles d’associations professionnelles et de spécialistes en ressources humaines.

Passez en revue les offres d’emploi annoncées dans Internet et dans les journaux pour avoir une idée de l’échelle salariale généralement offerte pour votre profession. Même les conventions collectives des gouvernements, disponibles dans Internet ou aux Publications du Québec, sont des alliées à ne pas négliger. Mais attention, prévient Richard Saucier : «Souvent, les gens regardent les offres d’emploi dans les journaux et ne retiennent que le plus gros échelon de salaire qui y est inscrit. Ce n’est pas aussi simple. Il faut également voir quelles sont les exigences, la formation requise et les années d’expérience. Il arrive que les tâches assumées ne soient pas identiques, non plus. Même la taille de l’entreprise peut faire varier le salaire. Pour être certain de ne pas se tromper, on peut partir du principe que lorsque trois sources différentes font mention d’un même niveau de salaire, c’est probablement une bonne indication.»

Faites attention aux indicateurs cachés. «On a parfois tendance à ne regarder que le salaire, alors que la rémunération est beaucoup plus large, explique Éric Chayer, planificateur financier chez Lafond et Associés. On peut être payé 5 000 $ de plus pour un même emploi, mais ne pas avoir de fonds de retraite aussi généreux ou encore devoir déménager dans une ville où le coût de la vie est plus élevé.» Pour évaluer avec justesse une proposition salariale, il est très souvent utile d’avoir recours à un professionnel — conseiller financier, comptable ou autre.

Il vous faut aussi être honnête dans votre évaluation. Évitez de gonfler votre expérience ou, au contraire, de réduire l’importance des responsabilités assumées par le passé. Recourir à l’aide d’un conseiller en employabilité (dans les Centres locaux d’emploi et les clubs de recherche d’emploi, par exemple) est une excellente façon de procéder à une telle évaluation. Non seulement il cernera avec vous vos points forts et vos points faibles, mais il vous aidera à mesurer votre expérience professionnelle et ce qu’elle vaut sur le marché.

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