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Au-delà du simple choix de carrière

main qui écrit sur un tableau noir

Le retour des cours d’orientation dans le cursus scolaire est plus qu’une bonne nouvelle; c’est une nécessité!

On apprenait il y a quelques semaines que les cours d’orientation scolaire allaient effectuer un retour dans certaines écoles à compter de cet automne, sous forme d’un projet-pilote.

Ces cours avaient été victimes de la réforme, ayant été écartés pour faire plus de place aux matières de base comme le français, les mathématiques et les sciences.

Il y a de quoi se réjouir, surtout quand on sait que les conseillers en orientation dans les écoles n’ont souvent pas le temps de voir tous les élèves qui auraient besoin de leurs services. Bien que le cours d’orientation ne remplacera jamais les rencontres individuelles, il aura au moins comme mérite de fournir un minimum d’accompagnement à chacun.

Ce projet-pilote revêt toutefois une particularité intéressante; les cours d’orientation seront intégrés dès la cinquième année du primaire, et se poursuivront jusqu’à la fin du secondaire.

La cinquième année, n’est-ce pas un peu tôt pour parler d’orientation de carrière? Je ne crois pas. Bien sûr, il ne faut pas s’attendre à ce qu’un enfant de 11 ans choisisse son futur métier, mais un tel cours peut à tout le moins l’aider à faire des liens entre l’école et d’éventuelles possibilités de carrière.

Il n’est jamais trop tôt pour réfléchir à son orientation professionnelle. Car bien que l’école serve d’une part à former de futurs citoyens, elle sert aussi à former de futurs travailleurs, qu’on le veuille ou non. Le cours d’orientation doit servir à sensibiliser les élèves au marché du travail, à leur faire découvrir les différents niveaux de formation et à leur faire voir les applications concrètes de leurs apprentissages scolaires. Et pourquoi ne pas élargir le mandat du cours pour les plus vieux pour intégrer un volet «éducation professionnelle», où on leur apprendrait à chercher un emploi, à faire un CV et à se préparer pour une entrevue?

Considérant que plusieurs font leur choix de carrière à la dernière minute, à la fin du secondaire, mieux vaut semer des graines le plus tôt possible. Ça n’empêchera pas certains élèves de se réorienter en cours de route, mais ça les aura au moins forcés à se questionner un peu sur leurs intérêts et leurs compétences avant d’avoir frappé un mur.

En parlant d’orientation et de carrière à des jeunes, même au primaire, on leur permet d’envisager l’avenir de façon plus optimiste, et surtout, de réaliser qu’il y a une vie après l’école. Une façon de raccrocher ceux qui ont plus de difficultés et de favoriser la persévérance scolaire. Ce but ne s’inscrit-il pas à merveille avec les objectifs de la réforme?

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Simon Granger

Simon Granger s'intéresse aux enjeux touchant la formation, l'orientation professionnelle et l'accession au marché du travail. Il aime le café filtre, le point-virgule et les mots croisés.

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