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Aide-toi et le stage t’aidera

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Fébrile à l’idée de commencer votre stage? Voici sept conseils simples à appliquer qui enrichiront assurément votre expérience.

Tiré du magazine Les carrières des TIC 2014.

  1. Renseignez-vous sur votre futur environnement de travail

    N’attendez pas d’avoir déjà été sélectionné par une entreprise pour vous informer sur le secteur dans lequel vous effectuerez votre stage ou sur les méthodes de travail généralement utilisées en TIC. Consultez, par exemple, le site de TECHNOCompétences, le Comité sectoriel de main-d’œuvre en technologies de l’information et des communications, où l’on donne un bon aperçu de l’industrie, statistiques à l’appui. Rémi Villeneuve, directeur adjoint du Comité, suggère aussi de jeter un coup d’œil à l’onglet «Professionnels en vedette» du site macarrieretechno.com afin de vous renseigner sur les professions, les méthodologies et les outils de gestion de projet, entre autres. «Connaître ces grands concepts vous permettra de mieux vous intégrer au flot de travail», croit-il.

  2. Intégrez-vous à l’équipe

    Prendre le lunch avec son équipe, contribuer à l’achat d’un cadeau de départ pour un collègue ou participer à un cinq à sept, ça fait bonne impression, mentionne Jean-Pierre Bécotte, professeur en informatique au Collège de Maisonneuve et président de Timesquad, une entreprise spécialisée en développement d’applications Web. Les activités sociales offrent l’occasion d’apprendre à connaître la culture de l’entreprise et de créer des liens. «Tisser une toile de contacts doit être l’un des objectifs du stage», souligne Rémi Villeneuve. Sur le Web, le site LinkedIn est tout indiqué pour établir un réseau solide et demander aux collègues des recommandations. «Tous les recruteurs en TI le consultent autant que le CV», ajoute-t-il.

  3. Posez des questions

    La curiosité est certainement une qualité recherchée par les employeurs. «Poser des questions démontre un intérêt, des aptitudes communicationnelles et de la débrouillardise», estime Jean-Pierre Bécotte.

    Shawn Lorion, président fondateur de Scaphandre Groupe Conseil, une entreprise de conseil et de formation en gestion de projet, renchérit : «Parce qu’on s’y connaît moins qu’un employé de longue date, on arrive souvent, comme stagiaire, à mettre le doigt sur ce qui fonctionne moins bien dans un processus, simplement en posant des questions», indique-t-il.

  4. Faites preuve d’initiative

    Le statut de stagiaire peut être considéré comme un avantage. Utilisez-le pour proposer des pistes d’amélioration ou des projets que l’employeur n’aurait peut-être pas pu mener à bien, faute de temps, d’argent ou de ressources humaines nécessaires, signale Shawn Lorion, qui est titulaire d’une maîtrise en gestion de projet de l’Université du Québec à Montréal. C’est ce qu’il a fait comme stagiaire à la firme de génie-conseil GENIVAR. Au départ, il devait simplement effectuer un stage comme contrôleur de projet au bureau de Montréal, mais il a finalement participé au développement d’une formation en gestion de projet. Cela lui a permis de visiter la trentaine de bureaux de l’entreprise à travers la province, de rencontrer les directeurs et de démontrer les connaissances acquises lors de sa formation.

  5. Touchez à divers secteurs des TIC

    «Sortez de votre zone de confort», suggère Daniel Bart, qui a effectué ses stages en informatique chez Rousseau Métal, une entreprise du secteur de l’estampillage et de la transformation du métal en feuilles. Selon lui, il faut sauter à pieds joints dans les projets qui se trouvent à l’extérieur de son champ d’expertise pour découvrir ou confirmer ses domaines d’intérêt. Passionné de programmation depuis le secondaire, il avait au fil du temps mis de côté cette préférence pour s’orienter vers l’administration réseau et l’assistance technique. «En effectuant la programmation du site Internet de l’entreprise, j’ai toutefois réalisé que ce volet m’intéressait beaucoup plus. J’ai passé les entrevues d’emploi en fonction de ce besoin de créativité que j’avais ravivé en stage», signale le cofondateur d’Igloo Creations, une entreprise spécialisée dans le développement de logiciels et de jeux mobiles.

  6. Réagissez positivement aux commentaires

    Ne soyez pas surpris si l’on questionne votre travail. Le stage implique beaucoup d’encadrement. «Il importe de ne pas attendre d’avoir réalisé la moitié du stage pour demander un avis ou une rétroaction sur les tâches accomplies jusque-là. Suivant les commentaires, vous pourrez alors vous adapter, gagner en confiance et augmenter votre rapidité d’exécution, ce qui encouragera l’employeur à vous confier plus de responsabilités», explique Monique Senez, coordonnatrice régionale au Service de l’enseignement coopératif à l’École de technologie supérieure.

    Votre attitude vis-à-vis des commentaires qu’on formulera sur votre travail en dira long sur le type d’employé que vous serez. «Il faut recevoir la critique, l’absorber et saisir l’occasion pour raffiner son approche en plus de démontrer son savoir. Il y a deux façons de réagir. Le stagiaire A obtempérera sans rien dire. Le stagiaire B considérera la critique comme une occasion de s’améliorer et s’informera du pourquoi des commentaires pour mieux les comprendre», renchérit Rémi Villeneuve. Pour une rétroaction rapide, demandez à être jumelé à un mentor.

  7. Ne cessez jamais d’apprendre

    Dans le domaine des TIC, vous devrez sans cesse être à l’affût des nouvelles technologies, par exemple en recueillant de l’information sur les langages de programmation ou les méthodes de travail qui vous sont moins familiers.

    Le stage peut également vous permettre de développer des compétences univer-selles, en assistant à des réunions ou en participant à des groupes de travail. Rémi Villeneuve conseille aux stagiaires de visionner les capsules vidéo du site formationrh.ca qui traitent, entre autres, de la gestion d’équipe, de la rétroaction active et des techniques d’animation de rencontres. Initialement conçues pour les gestionnaires de premier niveau, ces ressources d’autoapprentissage permettent d’explorer le monde du travail. «On aura tous, un jour ou l’autre, à animer une réunion de travail. Ça peut être l’occasion de rayonner ou de se planter si on est mal préparé», conclut-il.

La grande ou la petite entreprise?

«Si cela avait été possible, j’aurais changé d’entreprise pour mon deuxième stage», confie Daniel Bart, diplômé en techniques de l’informatique au Cégep de Rivière-du-Loup. Celui qui a réalisé ses deux stages au même endroit aurait certes aimé baigner dans un autre type d’entreprise pour prendre connaissance d’un milieu de travail différent de celui du domaine manufacturier.

Étant donné que 87 % des employeurs du secteur des TIC embauchent moins de 20 travailleurs, il peut être profitable de choisir un stage dans une PME. «Comparativement à la grande entreprise, j’ai trouvé l’expérience plus valorisante en PME, dit Jean-Pierre Bécotte. On y est plus ouvert aux initiatives et il y a moins de hiérarchie. Faire l’expérience des deux environnements de travail m’a permis de savoir lequel je préférais», se rappelle le professeur en informatique au Collège de Maisonneuve et président de Timesquad, qui a réalisé son premier stage chez Bell Sigma, aujourd’hui CGI. «Plus vous visiterez d’entreprises en stage, plus vous serez en mesure d’établir de nouveaux contacts et de réaliser des mandats différents», complète Monique Senez, coordonnatrice régionale au Service de l’enseignement coopératif à l’École de technologie supérieure.

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