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Accueillir un travailleur présentant une déficience intellectuelle

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À peu près n’importe quelle entreprise peut accueillir un travailleur présentant une déficience intellectuelle. À condition que les gestionnaires soient souples et ouverts d’esprit.

Presque toutes les entreprises ont des tâches adaptées à une personne avec une déficience intellectuelle légère, c’est-à-dire des tâches manuelles, répétitives et demandant peu d’initiative.

«Les travailleurs présentant une déficience intellectuelle légère assistent les chauffeurs des compagnies de transport en chargeant et en déchargeant la marchandise», cite en exemple Carole Gravel, superviseure clinique à Action main-d’œuvre, un organisme spécialisé dans l’insertion professionnelle de cette clientèle. Dans une cuisine, ils peuvent laver ou couper les légumes. Enfin, dans tout type de commerce, ils peuvent effectuer du rangement ou des tâches de nettoyage.

Savoir s’adapter

Recruter un employé avec une déficience intellectuelle demande toutefois de la souplesse. Par exemple, «si le processus d’embauche de la compagnie comporte un test écrit, il faudra le remplacer par une entrevue, car les personnes handicapées intellectuellement ont souvent du mal à lire ou à écrire», dit Carole Foisy, chef d’équipe et conseillère au Comité d’adaptation de la main-d’œuvre pour personnes handicapées, à Montréal.

Les gestionnaires doivent aussi adapter, au besoin, leurs postes aux capacités d’une personne handicapée. Un restaurateur, par exemple, peut laisser le travailleur handicapé vérifier s’il y a suffisamment de serviettes en papier et de cure-dents sur le comptoir, mais il confiera à un autre employé le soin d’en commander quand il en manque.

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