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8 choses que j’ai apprises en travaillant – et que je n’aurais jamais apprises à l’école

Équipe de travail dynamique

Photo : Goodluz / Shutterstock

Après avoir obtenu mon baccalauréat en journalisme, j’ai fait le choix de sauter directement sur le marché du travail. D’anciens collègues ont plutôt opté pour un programme de maîtrise, alors que d’autres se sont spécialisés dans un domaine comme la politique ou l’histoire. Je suis certain que ces choix se sont révélés judicieux pour eux. Mais je ne regretterai jamais le mien.

Bien sûr, un diplôme de plus paraît toujours bien sur un CV, et on n’est jamais trop instruit; mais je réalise aujourd’hui que les années d’expérience que j’ai accumulées dès le début de la vingtaine sur le marché du travail m’ont inculqué des choses qu’aucune formation n’aurait pu m’apporter.

Le monde du travail est un univers particulier; plus on s’en isole longtemps, plus le choc est brutal lorsqu’on y est finalement confronté – d’où l’importance, d’ailleurs, des emplois étudiants et des stages.

Voici donc huit réalités du marché du travail que je suis heureux d’avoir comprises plus tôt que tard dans ma carrière.

1. On n’est jamais complètement prêt – pour quoi que ce soit.

Sur le marché du travail, il faut savoir saisir les occasions lorsqu’elles se présentent. Un poste intéressant s’ouvre dans la compagnie? Il faut parfois se lancer même si on ne se sent pas prêt à assumer ces fonctions, car on ne sait pas quand (voire si) l’opportunité se présentera de nouveau. Il faut oser prendre des risques et accepter de se fier à notre instinct.

2. Il n’y a pas toujours une bonne réponse.

À l’école, il y a toujours une bonne réponse. On n’est pas toujours en accord avec celle-ci, mais c’est celle qui était recherchée, alors c’est la bonne. Au travail, il n’y a aucune certitude. Il y a souvent autant de façons d’arriver à un résultat qu’il y a de personne pour y penser. En plus, rien ne garantit qu’une formule qui a fonctionné hier fonctionnera de nouveau demain. Il faut savoir vivre avec l’inconnu. La seule bonne réponse, c’est celle qu’on saura faire accepter… et qui aura réussi.

3. On ne peut s’attendre à être constamment évalué.

À l’école, tout est noté : chaque exercice, chaque travail de recherche et chaque examen. Au boulot, la grande majorité de nos tâches ne sont pas évaluées; nos supérieures tiennent pour acquis qu’elles seront bien faites. Il faut donc apprendre à travailler sans attendre de rétroaction, et encore moins une récompense. Il faut avoir suffisamment confiance en nos compétences pour savoir que notre travail est bien fait, même si personne ne nous le dit.

4. Il n’y a pas toujours un plan.

À l’école, tout est planifié : on sait quand la session commencera et quand elle finira. Tous les échéanciers sont préétablis. Le contenu de chaque cours est déterminé à l’avance. Au travail, de nouveaux échéanciers peuvent survenir à tout moment. Il n’y a pas toujours quelqu’un pour nous dire quoi faire. On sait (généralement) quels sont nos objectifs, mais c’est à nous de trouver les moyens de les atteindre. L’initiative est essentielle à la survie.

5. On ne choisit pas avec qui on travaille.

S’il est toujours possible de sélectionner nos coéquipiers en fonction de nos affinités à l’école, ce n’est pas le cas au travail. On ne choisit pas nos collègues, mais il faut tout de même trouver une façon de travailler efficacement avec eux. Et il faut accepter le fait que les gens bougent; un collègue avec qui on s’entend bien peut démissionner à tout moment et être remplacé par un autre qui nous plaît moins. Il faut savoir laisser de côté les susceptibilités et surtout, s’adapter.

6. Notre rôle ne se limite jamais à notre champ d’expertise.

À l’école, tout ce qu’on fait est relié directement à notre domaine d’études. Bien que l’on soit généralement embauché pour cette même spécialisation, on ne peut s’attendre à ce que notre description de tâches y soit limitée. On sera toujours appelé à effectuer des choses pour lesquelles on n’a pas nécessairement été formées. Il faut garder l’esprit ouvert à l’acquisition de nouvelles connaissances, car l’expression «ce n’est pas ma job» est rarement une excuse valable.

7. On n’a jamais accès à toutes les ressources souhaitées.

À l’école, le matériel nécessaire à la réalisation des travaux est toujours à portée de main : la documentation est à la bibliothèque, le matériel technique peut être loué au département d’audiovisuel, et tous les logiciels nécessaires sont accessibles. Ce n’est pas toujours le cas au travail : les ressources – financières et humaines – étant limitées, il faut apprendre à se débrouiller. Mais les attentes de résultats, elles, ne changent pas. Il faut donc être créatif et penser en dehors de la boîte pour faire plus avec moins.

8. On ne nous demandera pas toujours notre avis.

Lever la main n’est pas suffisant. Si on a une idée, il faut trouver un moyen de l’exprimer et de la faire cheminer jusqu’à la bonne personne. Il faut savoir l’imposer, prouver sa valeur et sa pertinence. On ne peut non plus attendre l’examen pour coucher sur papier notre raisonnement si logique. Si on ne prend pas l’initiative de le faire, il se pourrait bien qu’il ne soit jamais entendu.

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Simon Granger

Simon Granger s'intéresse aux enjeux touchant la formation, l'orientation professionnelle et l'accession au marché du travail. Il aime le café filtre, le point-virgule et les mots croisés.

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