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500 offres d’emploi pour 44 diplômés

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«Dans un seul programme, soit Génie des technologies de l’information et des communications (TIC), offert à l’École de technologie supérieure, 78 % des 44 finissants ont terminé leurs études avec une promesse d’embauche. Malgré cela, ils ont aussi pu consulter 500 offres d’emploi. Pareil manque de diplômés se fait sentir de façon récurrente dans plusieurs secteurs cruciaux de l’économie, notamment les TIC et les mines», a affirmé Patricia Richard, directrice générale de l’information de Jobboom, lors du dévoilement du Bilan des perspectives du marché du travail 2013.

Découvrez l’édition 2014 du guide
Les carrières d’avenir.

Au total, dans une quarantaine de programmes donnés au secondaire, au collégial et à l’université, le nombre d’offres d’emploi excède de façon marquée le nombre de diplômés. Cette tendance serait encore plus importante dans certains domaines. «Le manque de diplômés en TIC s’observe depuis plusieurs années déjà. On ne peut plus expliquer cette situation en se référant à l’éclatement de la bulle technologique du début des années 2000! Et les technologies de l’information ne sont pas une industrie en émergence, elles servent d’articulation entre les différentes sphères d’activité économique et sont présentes dans tous les domaines. Les besoins sont donc importants», a ajouté Patricia Richard.

Dans le secteur minier, «le rattrapage à faire est énorme. Le secteur compose à la fois avec de nombreux départs à la retraite et avec la désaffection des programmes de formation à l’époque où l’activité minière était à son niveau le plus bas, a expliqué Mme Richard. Les besoins sont de tous ordres, et la main-d’œuvre spécialisée disponible ne suffit pas à la demande depuis un bon moment.»

Cette conférence de presse marquait également le lancement du guide Les carrières d’avenir 2013, qui s’est déroulé au Collège de Maisonneuve en présence de Gilles Chapadeau, député de Rouyn-Noranda–Témiscamingue et adjoint parlementaire de la ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais; Josée Bouchard, présidente, Fédération des commissions scolaires du Québec, Jean Beauchesne, président-directeur général, Fédération des cégeps; Jocelyne Cyr, vice-présidente de la Commission scolaire de Montréal et commissaire de Cartierville; Pierre Rivet, directeur de l’enseignement coopératif, École de technologie supérieure; Réginald Lavertu, directeur général du Collège de Maisonneuve; et Patricia Richard, directrice générale de l’information de Jobboom.

373 offres pour 20 diplômés à Sherbrooke

En génie informatique, la vingtaine de diplômés de l’Université de Sherbrooke a eu accès à 373 offres d’emploi, soit l’équivalent de 18 offres par nouveau bachelier. Toujours dans ce secteur, pour chacun des 69 étudiants ayant décroché leur diplôme en génie logiciel, l’École de technologie supérieure a reçu l’équivalent de 5 offres d’emploi.

D’ici 2014, 6 000 postes en TIC seront à pourvoir chaque année dans la province, selon les données de TechnoCompétences recueillies par Jobboom. Il faudra notamment embaucher, d’ici 2015, au-delà de 1 550 analystes et consultants en informatique et 700 programmeurs en médias interactifs par année, d’après les données compilées par Service Canada.

18 000 emplois dans les mines

À lui seul, le secteur des mines prévoit embaucher, entre 2012 et 2021, plus de 18 000 travailleurs, dont la moitié pourrait entrer en fonction d’ici 2016. Même s’il devait y avoir une baisse de la demande en minerais sur les marchés mondiaux, ralentissant du coup les projets miniers, l’emploi risque tout de même d’être au rendez-vous. En effet, 10 000 postes seront à pourvoir à cause des départs à la retraite et du roulement de personnel. Les mineurs, les opérateurs d’équipement lourd spécialisés (pelles et camions), les techniciens miniers et les mécaniciens industriels seront parmi les plus recherchés.

«S’il y a eu une augmentation du nombre d’inscriptions aux programmes menant aux diplômes d’études professionnelles, il semblerait que l’industrie éprouve encore du mal à recruter des étudiants dans les programmes techniques et collégiaux», a ajouté Patricia Richard. En effet, dans plusieurs formations liées aux mines, les diplômés sortent au compte-gouttes et sont rares sur le marché. Par exemple, les sept diplômés en technologie minérale spécialisés en exploitation du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue ont pu consulter une quarantaine d’offres d’emploi. Le scénario est le même du côté du génie minier, où la dizaine de diplômés de l’Université Laval a reçu 64 offres d’emploi. Ces derniers peuvent tout aussi bien travailler au Québec qu’à l’étranger.

Les salaires d’entrée de ces diplômés, tous ordres de formation confondus, dépassent les 1 000 $ par semaine, a souligné Patricia Richard. «Les besoins sont si importants dans le domaine minier que, même s’il y a un léger ralentissement du secteur, les perspectives demeurent intéressantes pour les diplômés.»

Santé, construction, éducation : des tendances qui durent

Les postes à pourvoir se comptent par milliers dans les domaines de la santé, de la construction et de l’éducation. En santé seulement, il faudra embaucher entre 16 000 et 22 000 personnes par année d’ici 2015, pour faire face au vieillissement de la population et à celui des travailleurs du domaine. Le secteur de la construction, quant à lui, doit jongler avec un important roulement de personnel et une croissance constante. Jusqu’en 2016, l’industrie prévoit recruter entre 10 000 et 14 000 travailleurs chaque année.

L’augmentation du nombre de naissances et la réduction du nombre d’enfants par classe favorisent l’embauche d’enseignants au Québec depuis 2010. Les années qui viennent ne feront pas exception : entre 2013 et 2015, il faudra 3 783 enseignants de plus par année au préscolaire et au primaire et 1 371 au secondaire. Les besoins sont particulièrement importants du côté de l’enseignement des mathématiques, des sciences et de l’anglais (langue seconde).

Environnement, tourisme, commerce, aérospatiale : à surveiller

Plusieurs secteurs montrent aussi des signes de vivacité. Par exemple, avec les nombreuses réglementations en vigueur, le domaine de l’environnement a enregistré un taux de croissance estimé à 9 % en 2012. Le développement de nouveaux produits écologiques ou encore la fabrication de piles au lithium pour les voitures électriques donnent également un second souffle à l’industrie de la chimie.

Autre secteur à ne pas négliger : le tourisme. Pendant que plusieurs régions tentent de développer leur offre touristique, l’industrie s’attend à une pénurie de 49 400 travailleurs, dont 29 000 en restauration et 10 000 en loisirs et divertissement, d’ici 2030. Un manque à gagner qui est directement relié au vieillissement de la population, alors que ces emplois sont souvent occupés par des jeunes. Une situation qui est également constatée dans le domaine du commerce de détail, autre secteur embauchant traditionnellement de jeunes travailleurs. D’ici 2015, ce sont de 3 000 à 5 000 emplois par année qui devraient être créés, toutes catégories confondues.

Enfin, le secteur de l’aérospatiale pourrait connaître une envolée dans les prochaines années. Même s’il est tributaire des cycles économiques, le transport aérien croît de 6 % par année et double tous les 15 ans. Ainsi, les compagnies n’ont d’autre choix que de renouveler leur flotte aérienne. Si la fermeture d’Aveos a jeté une ombre sur l’embauche de personnel d’entretien d’avion, d’autres sous-secteurs ont affiché, et affichent toujours, des perspectives favorables. Les ingénieurs, les ébénistes, les machinistes, les agents de méthodes et les pilotes sont tout particulièrement recherchés.

Pour en savoir plus

Le guide Les carrières d’avenir 2013 découle d’une importante enquête menée entre juin et décembre 2012 auprès de quelque 300 intervenants des milieux industriel, professionnel et scolaire. L’ouvrage de près de 300 pages regroupe les statistiques les plus récentes ainsi que les analyses et l’information essentielles à la compréhension du marché du travail québécois.

Cette 16e édition est notamment le fruit de la participation du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale du gouvernement du Québec, du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, de la Fédération des commissions scolaires du Québec, de l’École de technologie supérieure et de HEC Montréal.

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Les carrières d’avenir 2013, Jobboom, 274 pages, 19,95 $
http://jobboom.com/carrieresdavenir

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