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5 phrases à bannir pour vraiment aider votre enfant dans son choix de carrière

5 phrases à bannir pour aider vos jeunes dans leur choix de carrière

Photo : Martynova Anna / Shutterstock

La date butoir pour le choix des programmes collégiaux et universitaires arrive à grands pas pour les finissants du secondaire et du cégep. Le stress qui l’accompagne aussi!

En tant que parent, il est tout naturel de vouloir conseiller votre enfant en fonction de ce que vous croyez bon pour lui. Malheureusement, ces échanges peuvent parfois lui occasionner plus de pression que de soutien.

Voici donc cinq phrases à éviter dans ces discussions.

1. «Va en sciences de la nature, ça ouvre toutes les portes à l’université!»

Oui, la branche des sciences de la nature ouvre plusieurs portes, mais encore faut-il y performer. Il est important de comprendre que ce qui prime avant tout pour l’admission dans les programmes universitaires est la cote de rendement, la fameuse «cote R».

Avec un diplôme d’études collégiales en sciences de la nature dont la cote R serait moyenne, votre enfant pourrait se retrouver devant plusieurs portes closes. Il vaut mieux privilégier de bons résultats, car c’est le dossier scolaire qui sera évalué, quitte à compléter ultérieurement les cours préalables manquants.

2. «Entre dans une grande entreprise pour y faire carrière!»

Connaissez-vous encore des personnes qui ont fait carrière toute leur vie dans la même entreprise? Vous-même, n’avez-vous jamais pensé changer d’employeur? Il y a de fortes chances que votre jeune, issu de la génération Z, ne fasse pas «carrière» au sens où l’entendent encore certains parents.

Réussir sa vie ne passe plus seulement par la réussite sociale et le travail. Parlez à votre jeune d’épanouissement personnel, de valeurs et d’intérêts; vous recevrez un meilleur accueil !

3. «Moi, à ton âge, je savais déjà quel programme j’allais choisir!»

L’éventail de possibilités s’est drôlement agrandi! Actuellement, un jeune qui entre au cégep peut choisir parmi plus de 1 000 possibilités. Pouviez-vous en dire autant? Pour ajouter un peu de complexité, les frontières de l’apprentissage sont aujourd’hui moins étanches : pourquoi ne pas étudier à l’étranger, ou même à distance? Difficile de faire des choix éclairés quand le monde entier est un terrain d’exploration!

Soyez indulgents et accompagnez votre jeune en lui indiquant clairement vos propres frontières (financières ou autres).

4. «Les métiers les mieux rémunérés nécessitent une formation universitaire.»

Pas systématiquement. Sachez que des programmes collégiaux techniques et professionnels donnent accès à des emplois dont la rémunération hebdomadaire moyenne peut aller jusqu’à 1 500 $.

Il faut reconnaître que l’université n’est pas adaptée à tout le monde : si votre enfant est une personne réaliste qui aime apprendre de façon concrète, il aura tout intérêt à se lancer dans une formation technique. Il s’y épanouira davantage et pourra y exceller, tout en envisageant un parcours prometteur.

Encore une fois, soyez à l’écoute de ses besoins, de ses désirs. L’important, à la base, c’est de faire quelque chose qu’on aime.

5. «J’ai fait un test à l’école qui m’a donné une liste de métiers faits pour moi.»

Il est vrai qu’à une certaine époque, les tests psychométriques étaient systématiquement utilisés et pris au pied de la lettre. À l’issue du questionnaire était proposée une liste de métiers en lien avec le profil. Ces tests visaient parfois juste, mais on sait aujourd’hui que plusieurs autres éléments doivent être pris en compte pour faire un choix éclairé.

Ces outils sont certes précieux, mais ne sont pas des boules de cristal! Ils peuvent évidemment être utiles dans une démarche de counseling de carrière, mais doivent être interprétés et mis en perspective dans un portrait plus large de votre enfant.

La période d’orientation de nos jeunes est cruciale. C’est une étape charnière pour leur future vie d’adulte. Elle nous ramène inévitablement à nos propres choix, à nos hésitations et nos réussites. Il est donc important de ne pas transposer nos aspirations ou nos propres craintes sur nos enfants.

N’hésitez pas à visiter des sites Academos, Choixavenir.ca, ou la section Carrières d’avenir de Jobboom : ils sont didactiques et accessibles, et vous y trouverez des réponses à plusieurs de vos questions. Avant tout, prenez le temps de discuter avec votre enfant. Ces échanges permettent d’aller au fond des choses et d’envisager un accompagnement constructif et un soutien authentique.

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Laurence Duermael

Laurence Duermael est partenaire, Relations clients chez BrissonLegris, révélateurs de potentiel, une firme spécialisée en orientation, consultation et conception. L’entreprise aide les organisations et les individus de tous âges à planifier et développer leur parcours professionnel.

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